Yojimbot, samouraïs et robots

Au Japon, dans un parc d’attraction en ruine, un garçon, Hiro, va être protégé par des robots oubliés après le cataclysme qui a détruit l’espèce humaine. Yojimbot est l’un d’eux. Il va jouer son rôle, défendre l’humain auquel de toute façon la loi des robots empêche de nuire. Un premier album de Sylvain Repos qui est une vraie réussite. On est enlevé par la verve narrative de l’auteur à laquelle s’ajoute une belle inventivité et maîtrise graphique. Hiro va partir avec ses étranges samouraïs d’acier pourtant si ressemblant à leurs anciens modèles vivants. Et tout autant courageux.

Deux robots au curieux masque de fer, habillés en costume japonais d’époque médiévale semble s’entraîner au sabre. Ils cassent leurs sabres. Mais le robot qui les réparent remarque qu’il en manque un morceau. En le cherchant il tombe sur un jeune garçon qui l’a trouvé. Hiro est avec son père, Hidéo, qui ordonne au robot de les protéger, ce pour quoi il était conçu autrefois avant le cataclysme. Finalement il se décide et riposte à des commandos qui sont à la poursuite de Hiro. Mais ce sont des humains et le robot ne peut pas les combattre. Faits prisonniers Hiro et Hidéo sont interrogés. Où allaient-ils et où est l’ayant droit #149 ? Tous les survivants croient que l’air est devenu irrespirable sur l’île. Mais soudain le robot reçoit un message de la Tour 4 qui lui donne son indépendance d’action.

Yojimbot

C’est un scénario qui évolue vite, nerveux, inventif et qui est séduisant, accrocheur. On est pris par l’intrigue qui se dévoile peu à peu, ces robots devenus un peu des émules de fer des Sept Samouraïs. Le technologie décrite est plus que crédible. Mais quel est le vrai enjeu de cette quête in volontaire que mène Hiro ? Le mélange de la robotique, des drones, des protocoles qui s’inscrivent dans les textes, le tout dans un environnement dessiné vraiment superbe, mélange de manga, de comics et de ligne claire. Il y aura plusieurs tomes sous la houlette de Yojimbot. Les échanges entre le jeune garçon et les robots sont touchants. On n’oublie pas celui qui semble tirer les ficelles de cette aventure au souffle novateur. Une des belles surprises de ce début d’année signée par Sylvain Repos.

Yojimbot, Tome 1, Dargaud, 16,50 €