Daybreak, quand le lecteur devient acteur

Walking Dead en direct live car le lecteur devient un personnage de ce récit post-apocalyptique dans lequel des zombies dévorent les survivants. Tout dans Daybreak, est dans la relation très particulière qui se noue entre les acteurs dans les cases et le regard du lecteur que l’on convie à participer pour ne plus faire qu’un avec le drame. Un poil angoissant mais vraiment très bien vu et mis en scène par Brian Ralph, dessinateur de Presse US récompensé pour Cave-In. Un dessin à la fois précis et suggestif, sans fioritures inutiles mais percutant sur des dialogues évidemment à double sens en direction du lecteur-acteur. Il fallait avoir l’idée mais surtout être capable de la sublimer. C’est le tour de force de Ralph.

Daybreak Vous vous réveillez sur des ruines et un jeune manchot vous propose de le suivre dans sa cachette. Il vaudrait mieux car il y a du zombie dans la nature et vous allez avoir besoin de conseils pour ne pas vous faire dévorer avec votre nouveau copain. Il faut aller au ravitaillement dans des super-marchés dévastés mais vous êtes attaqué. A vous de passer au jeune homme la hache dans son sac pour se débarrasser des morts-vivants qui veulent entrer dans la réserve qui peut vous sauver. Les zombies sont des abrutis mais affamés. Vous faites l’inventaire de ce qu’il y a dans votre abri et pourquoi ne pas piéger les zombies.

Un vrai film d’horreur qui oblige à s’impliquer, ne pas rester un simple spectateur. Ralph multiplie les passerelles, fait évoluer ses héros, les confronte à des situations complexes qui offre des rebondissements inattendus. C’est en tout point un vrai monument ce Daybreak qui est en adaptation série en cours sur Netflix et qu’on ira voir très vite. A nos risques et périls si c’est aussi diaboliquement efficace que sur papier. Simplement génial.

Daybreak, Delcourt, 19,99 €

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