Pillard de guerre, viva Villa

On l’a connu trafiquant de pinard, de gros rouge pour les Poilus des tranchées. Un malfaisant Ferdinand mais doué et parfois sympa que Pelaez au scénario et Porcel au dessin ont envoyé à Cayenne dans le tome 2 de la trilogie. C’est malgré tout un sournois. Alors pour le tome 3, Pillard de guerre, viva Zapata, arriba Pancho Villa, on peut être un évadé du bagne, un truand mais aussi un révolutionnaire par hasard au Mexique en 1916.

Ferdinand Tirancourt n’en loupe pas une flanqué d’une bande de tueurs dont un japonais paumé. Il est sur les traces de Pancho Villa qui dévalise un train et vole la solde des troupes fédérales. Pas de prisonniers. Les Américains avec le général Pershing (c’est lui qui débarquera en France en 1917 avec le corps expééditionnaire), aident le pouvoir mexicain, armes et automitrailleuses à la clé. Sans oublier des tordus locaux, le « boucher » Murguia et Carranza le président mexicain en titre. Compliqué le Mexique pour Ferdinand et ses copains dont un gosse Tino, pyromane à ses heures qu’il a sauvé de la pendaison, deux jumeaux mexicains. Tous tombent dans les mains de Pancho Villa. Dommage car Ferdinand a pour mission de le tuer Pancho. Et il le lui dit. Un ordre de Pershing, un marché, sinon retour au bagne pour Ferdinand. Sauf qu’il sait qu’il y a sûrement de l’or qui traine dans une mine oubliée. De quoi amadouer Pancho Villa et se lancer dans une aventure mouvementée ensemble un sombrero sur le nez.

De l’aventure grand teint, classique, un dessin qui assure dans le détail, l’ambiance, l’histoire qui rebondit, du grand spectacle, Il était une fois la révolution à la Leone ou La Horde sauvage, voilà un pillard de guerre, un type de la pire espèce mais sacrément efficace. Pas sûr que Ferdinand aille à Tahiti comme il en rêvait. Une trilogie qui finit sur l’air de la Cucaracha évidemment et à ne pas manquer.

Pillard de guerre, 56 pages couleur, Grand Angle, 15,90 €

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