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Slum Kids, morts de haine

Un monde poubelle, une décharge où des gosses tentent de survivre prêts à tout, meurtres, drogue, les Microbes, sont un trio unis pour le meilleur et surtout le pire. Pourtant ils y croient à un avenir souriant. Slum Kids (paru il y a déjà quelque temps mais mieux vaut tard que jamais) c’est une ode subtile à la violence gratuite, à la méchanceté délibérée même si une des Microbes a bien conscience du dérapage permanent qui ne mène nulle part. Tristesse et émotion malgré les extrêmes mis en images sur le récit de Petit Rapace qui ne fait pas dans la demi-mesure. Une histoire qui commence si l’on peut dire mal et qui ne fait pas dans la bonne humeur. Mais qu’on ne peut pas lâcher un instant et dont on attend la suite, pris à la gorge, ému à condition que Petit Rapace continue à bien construire son récit.

Lombric petit garçon gentil au crabe difforme est agressé, volé par des grands qui lui volent son seul jouet et le casse. Le chef des affreux c’est Sigma, un odieux crétin qui n’a pas prévu que les autres Microbes copains de Lombric n’allaient pas laisser faire. Eingyi fonce dans le tas, frappe et dégomme Amine comme sa copine qui s’apprêtait à le poignarder. Sigma prend Lombric en otage mais Bambi met de l’ordre flingue à la main. Le trio rentre at home dans une décharge, une planque pour les Microbes qui rêve de partir. Mais avant ils vont braquer deux pourris, des adultes, Everdred et Steiner qui avaient gardé ce fric pour payer leur came. Que leur fournisseur Doug leur refuse car ils sont fauchés. Mais les Microbes eux vont se ravitailler avec leur chien Bone qui les suit partout. Eingyi veut à tout prix régler leur compte à Stigma et ses sbires. Stigma va s’associer à Everdred et Steiner qui lui passe un flingue.

Puissance maximum, pas de pause dans l’horreur, l’abject qui peut mettre mal à l’aise et donc à déconseiller aux plus jeunes des lecteurs. La violence entraîne la violence c’est la morale si l’on peut dire de cette histoire, premier tome d’une série gore qui s’offre une part de fantastique sanglant bien sûr. Noir c’est très noir sur un dessin qui a de belles qualités.

Slum Kids, Tome 1, Label 619, 15,90 €

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