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Méditerranée, la mer qu’on voit danser

Méditerranée, la mer le long des golfes clairs, un très grand lac en fait avec juste un petit détroit de Gibraltar pour en sortir, et une multitude incroyable de pays, de traditions, de religions, pour une histoire liée à la grande. Et aujourd’hui une mer de drames, de mort pour qui la traverse dans des conditions impitoyables, des migrants pour qui elle est la fin d’un voyage de l’espoir. Mais rien de bien nouveau en fait. Aurel en dit presque tout de cette Méditerranée. Il est méditerranéen. Trois continents qui la borde, une mixité ancestrale, la Méditerranée c’est une séductrice dangereuse. Aurel en trace un portrait remarquable au bleu profond, magique, celui qui depuis toujours séduit, étonne et charme, malgré tout. 

Un couple sur un voilier avec ses enfants, la Méditerranée est une traîtresse imprévisible pour qui navigue. Tout ou rien et soudains des cadavres qui flottent. Il en donne les noms de cette mer, la grande mer, la mer des Romains pour les Arabes, la mer blanche pour les Turcs, la mer intérieure pour Pline, riche au Nord et pauvre au Sud. Aurel ne s’est pas lancé seul dans l’aventure. A Sète, l’île singulière, il a rencontré Jean Brunelin est un maître de la Tielle et de la macaronade, merci les Italiens qui se sont installés sur le Saint-Clair. Voilà déjà une histoire méditerranéenne. Les langues se mélangent, occitan, français, italien. Dans le mer se jettent des fleuves mythique du Rhône au Nil, le Tibre, l’Ebre. Mixité et potpourri aquatique. Aurel se souvient de ses balades des Garrigues au Cévennes, ce ce Rhône qui déferle dans la Méditerranée. Les plages au soleil de l’Hérault. La mer sert à voyager, coloniser, explorer. L’avion la rapetissée, des cartes en montrent tout et un migrant s’apprête à l’affronter.

Un hommage à la mer qui n’est pour rien dans la folie des hommes. Des spécialistes mais aussi sa famille. Omar est le héros déraciné de cet ouvrage historique et humain. On peut tant en dit sur cette mer qui depuis l’enfance m’accueille sur la plage dans la villa des mes grands-parents à Carnon près de Montpellier trois mois par an, les grandes vacances, sur un sable fin peu à peu envahi par les touristes. Pour être franc, enfant ou ado la mer, c’était avant tout ce bleu incroyable à perte de vue, des souvenirs sans soucis, de bonheur que Aurel on le sent a vu lui aussi. On plonge dans son bouquin. On y apprend beaucoup et on sait bien que la mer ce n’est pas toujours que des reflets d’argent Monsieur Trenet.

Méditerranée, 224 pages, Futuropolis, 26 €

 

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