La Femme papillon, un joyeux battement d’aile

On avait laissé Grégory Mardon avec Les Bijoux de la Kardashian. Cette fois on passe dans un tout autre registre, une sorte de mise en perspective de sa propre vie d’auteur pour tenter de remonter la pente, celle descendante des chiffres de vente de ses albums un peu trop introspectifs. Son éditeur va lui proposer une révolution conceptuelle qui va l’entraîner dans une sorte de course en avant dont le succès est le moteur mais pas sans obstacles. L’histoire est signée Michel Coulon dont c’est le premier scénario et Grégory Mardon en dessine bien sûr les pages. Une drôle d’aventure qui flirte avec la quatrième dimension et une Super Woman qui papillonne pour de vrai. Un album que l’on avait non pas oublié mais que l’on tenait à chroniquer pour le talent de Mardon, auteur que l’on suit avec plaisir depuis Vagues à l’Âme ou Corps à corps.

C’est pas la joie chez Futuro avec les albums de Greg qui sont tous avec des titres d’un optimisme convaincant. Trou d’air, Le Début de la fin, que du bonheur et des ventes à la hauteur. Une solution, que Greg se lance dans le comic book. Sauf que le Greg il n’y entrave rien aux super-héros. Mails il y a des propositions qui ne se refusent pas. Et Greg se lance dans la bataille avec l’aide amicale de Malik, une tête qui travaille sur la physique des particules. Mais l’imagination lui fait défaut à Greg jusqu’au jour où un papillon virevolte sur son balcon. Eurêka. Un femme noire fait le ménage dans un labo et harcelée par son chef se réfugie dans un accélérateur de particules alors qu’un papillon se pose sur son dos. Bingo, il a trouvé. Butterflywoman est née.

La Femme papillon

Et ce n’est que le début d’un nombre incalculable de péripéties pour ce brave Greg dont la principale est l’apparition de la Butterfly en chair et en os qui se nourrit de pollen. Pourquoi ? Comment ? Le succès est là. Greg saura-t-il le gérer et quelles vont être ses relations avec son personnage ? Une bonne histoire à la fois poétique, distrayante, drôle, joyeuse et séduisante que Mardon mène parfaitement. Il aurait été dommage de ne pas en parler.

La Femme Papillon, Futuropolis, 21 €