La mal bouffe, l’addiction à des produits néfastes, l’industrie agro-alimentaire en cible directe, ce Yasmina et les mangeurs de patates est un savoureux délice iconoclaste. Un brin idéaliste mais ça fait parfois du bien par les temps qui courent. Une jeune fille ne jure que par les légumes, une cuisine équilibrée, bio et pas chère. Ce qui va lui poser quelques problèmes mais dont elle aura la solution dans ce conte sympathique et déluré signé par Wauter Mannaert. On a envie d’y croire en se disant qu’après tout c’est une question de choix et de volonté. Un joli graphisme, sans complication, qui fait mouche.
Pas si vraiment drôle car on n’est pas loin de notre réalité quotidienne, de cette addiction mortelle à des produits nocifs, gras, pas naturels dont la pub nous matraque à longueur de journée le message. Une patate et des chips à tête de mort, des consommateurs devenus des zombies accros comme à une drogue, le combat de Yasmina est une vraie leçon de vie. De l’humour, aussi, et une histoire qui se déguste avec gourmandise avec de joyeux personnages. C’est bien le moins.
Yasmina et les mangeurs de patates, Dargaud, 16,50 €
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