C’est à coup sûr l’une des personnalités les plus marquantes du XXe siècle, un auteur mythique et un homme engagé toute sa vie. La Guerre d’Espagne bien sûr, De Gaulle et le ministère de la Culture, Jean Moulin et le Panthéon. Jean-Yves Le Naour lui redonne vie sur un dessin d’Alain Grand qui montre un Malraux dans ses mimiques les plus saisissantes, les yeux pétillants d’ironie et de certitudes. Un homme qui aura marqué non seulement la littérature mais aussi l’Histoire de France.
Mémoires ou Antimémoires ? La vérité ou celle à laquelle croit pour se forger un une aura. La vérité d’un homme est ce qu’il cache et son ex-épouse Clara remet les pendules à l’heures. Le Goncourt pour la Condition Humaine en 1933, et de lointains souvenirs où il se faisait un plaisir de piller les temples au Cambodge, la rencontre avec Eisenstein cinéaste soviétique, sa caution au PC, le Front Populaire et son escadrille sur le front Républicain espagnol dans laquelle il est mitrailleur. Toujours le mélange, vrai et faux. L’Espoir que Gide lit, que Gallimard publie, devenu Sierra de Terruel au cinéma mais échec. Il s’engage en 1939, la mort transforme la vie en destin dit-il. Soldat dans une unité motorisée. Des chars neufs sans moteur. La défaite et la zone sud. Un fils, Pierre et il demande à De Gaulle d’organiser l’aviation de la Française Libre. Lettre qui disparait et donc pas de réponse du général. Drieu La Rochelle, anti-nazi et Pétain, Malraux rêve de Lawrence d’Arabie. Sartre et De Beauvoir veulent qu’il rejoigne leur groupe d’intellectuels résistants. Camus lui envoie le manuscrit de L’Etranger et demande le divorce en pleine guerre avec Clara. Juive et d’origine allemande. Car il y a Josette. Mais Malraux se transforme en colonel Berger. Il veut unifier la Résistance de la Corrèze, du Lot et de la Dordogne. Il ose tout.
Il est même fait prisonnier par les Allemands. Aurait échangé avec un général de la Wehrmacht. Imaginaire ? Mais il y aura bien sa Brigade Alsace-Lorraine que De Lattre intègre. Notoriété oblige et elle se distingue. Il rompt avec le communisme et devient ministre de l’Information de De Gaulle. Il meurt en 1976 et pourtant en 1971 veut rassembler une brigade de volontaires pour aller se battre au Bengale pour le Bangladesh. On serait bien allé à l’époque avec un ami étudiants en journalisme frapper à sa porte mais il se désengage. Un charisme fou, écrasant de par son intelligence et sa volonté d’être à lui seul le grand témoin de son siècle. Une BD qui ne peut que frapper les esprits.
Malraux, 56 pages, Grand Angle, 15,90 €
Dire qu'on y est très attaché c'est une évidence. Le Petit Nicolas c'est un copain…
Découvrir à l'époque Pico Bogue avait été un plaisir rare. Et un des premiers à…
Quand on voir le nom de Manu Larcenet sur une couverture difficile de ne pas…
Plus que quelques jours avant Quai des Bulles à Saint-Malo, le festival le plus maritime…
L'idée de départ est de Tripp et Turon, Zabus l'ont imaginé. Ils ont donné à…
Duel à vie, deux hommes officiers courageux n'auront de cesse de vouloir laver leur honneur…