Catégories : Albums

L’Orpailleuse, Fred Bernard et Octave-Octavie

On avait adoré Lily Love Peacock, Jeanne Picquigny, La tendresse des crocodiles, La Paresse du Panda ou La Vie Sécrète des arbres. On connait Fred Bernard depuis ses débuts. Et on n’a jamais cessé de le suivre. Il revient avec L’Orpailleuse, aventure émouvante et amoureuse en Guyane au début du Xe siècle. Octavie et Gaston sont ses héros et le scénario est de Julia Billet.

Octave c’est en fait Octavie. Il faut un accident pour que Gilda le découvre. Octavie a rassemblé toutes les informations sur les plantes qui guérissent dans un gros recueil. Elle veut qu’on croit que c’est Octave qui meurt. Cérémonies rituelles et mise en terre, Gilda se souvient mais aucun papier administratif n’existe sur Octavie, juste une enveloppe vide avec dessus Octave Pélissier. La guérisseuse du village sait la vérité et a appris ses méthodes à Octave qui a vite compris la langue. Elle est arrivée pour suivre Gaston en Guyane accusé de sorcellerie après un procès bâclé.  La guérisseuse et Wanda doivent finir ce qu’elle a commencé, son livre de recettes pour soigner. Wanda lit le carnet d’Octavie qui raconte en 1902 la déportation de Gaston. En 1903 elle décide de partir à son tour mais une femme ne peur embarquer sur un bateau. Elle se transforme en Octave qui monte à bord en 1904. Elle soigne des marins et manque être découverte. En Guyane elle apprend la mort de Gaston, on lui refuse un poste d’institutrice. Elle doit trouver du travail et c’est en homme qu’elle le fait. On la prend pour une nouvelle orpailleuse, ce qui gène. Mais Wanda la protège. Elle finit par se faire accepter.

 

Le parcours est passionnant, humain. Le personnage à la double identité est très actuel. Octavie est un modèle dans une Guyane coloniale. Wanda sait jouer du couteau. On est pris, ému par cette aventure qui réserve une surprise. Wanda est le trait d’union magique entre Octavie et Octave. Fred Bernard avait aussi signé Idiss sur les Badinter et scénarisé Terre de feu et feux follets.

L’Orpailleuse, 104 pages, Rue de Sèvres, 20 €

 

Partager

Articles récents

Florence Cestac chez Azimuts à Montpellier le 3 octobre 2026 pour Oui chef!

Recevoir Florence Cestac c'es toujours un évènement et un plaisir. Elle sera le samedi 3…

1 octobre 2026

L’ACBD attribue le Prix Comics 2026 à Tongues

Depuis 2019, l’Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée récompense une bande dessinée issue…

1 octobre 2026

Le Prix Formula Bula 2026 à Margaux Meissonnier pour Le Parc Saint-Rien

Le Festival Formula Bula a attribué son Prix PRIMA BULA à Le Parc Saint-Rien de…

30 septembre 2026

Vieux Papa, le quotidien d’une personne âgée

Il y a de plus en plus rarement des BD qui vous font vaciller le…

30 septembre 2026

Frankenstein et David Sala chez Maghen dès le 30 septembre 2026

Du 30 septembre au 24 octobre 2026 la galerie Daniel Maghen est fière de consacrer…

29 septembre 2026

Conan Doyle, quand l’écrivain prend la place de son héros

Sherlock sans Sherlock, ni Watson mais avec Sir Conan Doyle son créateur et son fidèle…

29 septembre 2026