L’Homme de l’année 1815 a dit merde à Waterloo

Jusqu’à présent, celui qui avait dit merde aux Anglais à Waterloo, c’était Cambronne. Au moins pour la grande Histoire. Avec L’Homme de l’année 1815 on en sait désormais plus sur sa véritable identité.

L'Homme de l'année 1815Napoléon passe le pont d’Arcole et est sauvé par un de ses soldats, Dominique Mariolle. A la même bataille, Gaillard enlève l’assaut et obtient un sabre d’honneur. La compétition entre les deux hommes est ouverte sur tous les champs de bataille de l’Empire. Rivoli, l’Égypte, Boulogne, ils vont s’affronter pour obtenir des récompenses, s’illustrer pour les yeux sévères du petit Caporal. A Austerlitz ils récupéreront un drapeau pris par l’ennemi et deviendront membres de la Garde, celle qui formera le dernier carré à Waterloo. De la haine, de l’amitié, du respect, Gaillard et Mariolle iront au bout de leurs passions et de leurs vies de soldats. Pour l’honneur il y aura le merde de la Garde qui mourra mais ne se rendra pas.

Sébastien Latour a brodé son scénario autour du mot historique en reprenant les grandes dates de l’épopée napoléonienne, en y ajoutant ses deux héros tout à fait crédibles, dans la lignée des officiers et des maréchaux d’Empire. Le dessin de Gin est réaliste, bien documenté. On plonge avec lui au cœur de l’action et de la psychologie des deux combattants pour qui la guerre est une sorte de compétition, de jeu terrible dont la mort est la sanction immédiate.

L’Homme de l’année, Tome 3, 1815, l’homme qui hurla « Merde ! » à Waterloo, Delcourt, 14,30 €