Racket, une lutte à mort

Une lutte, celle pour la vie, d’une jeune fille, grièvement blessée par un type qui lui vole son portable. Stéphane Levallois a écrit un récit sans paroles, en noir et blanc rehaussé parfois de pastels. Dans Racket, il vole de case en case, comme son héroïne, affronte angoisses et malheurs, joies infimes. Qui sortira vainqueur de ce bouleversant voyage au bout de la vie ?

Racket On lui a volé déjà un premier portable. Un grand type en capuche, balafré. Quand la petite fille reçoit son nouveau téléphone, elle va le défendre le jour où, à nouveau on le lui vole. D’un coup de cutter, le racketteur se débarrasse d’elle. Elle réussit à rentrer chez elle pour s’effondrer dans les bras de son père. Opérée, elle plonge dans un coma dont elle se détache en s’extirpant de son corps. Son esprit part à la dérive, rencontre des personnages fabuleux, amis ou terrifiants. A ses côtés son père dont on devine qu’il est médecin attend impuissant.

Il faut ajouter au récit de Stéphane Levallois ses propres impressions. Ne pas rester un spectateur passif. On voit que le duo père-fille est marquée par l’absence de la mère. On comprend aussi que le père va tenir au bout de son bistouri l’agresseur de sa fille. Ne pas hésiter à se laisser emporter par le déroulé de ce drame urbain finalement, possible, plausible. Racket est avant tout l’esprit en cavale d’une petite fille qui grandit. On ne sort pas intact de cette aventure.

Racket, Futuropolis, 26 €

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