Les Salamandres, un monde de crapauds

On a toujours plaisir à plus d’un titre à retrouver au générique d’un album le nom de Julien Frey. Avec les Salamandres il nous a concocté un scénario à la fois fantastique et peut-être prémonitoire. Et si une épidémie en cachait une autre sous forme de mutation physique de nos petits corps de rêve. Adrian Huelva est au dessin et couleur de ce one-shot étonnant très bien construit et ficelé.

Graham Gomez menait une petite vie tranquille dans une société devenue rigoriste, dictatoriale, analyses au quotidien pour vérifications. Les salamandres aux corps humains ne sont pas libres surveillées par les conseillers. Il y a ceux qui n’ont pas muté. Alors quand la Société vient lui proposer un plan il a du mal à dire non. Reçu par M. Wilson, Gomez conducteur de Speed V, des trains rapides, se voir proposer un match de ping-pong et un petit voyage dans l’espace. Tourisme spatial oblige il faut tester des équipements comme l’exosquelette pour tous. Graham a des origines indiennes. Il fera partie d’une équipe test de cinq « volontaires » pour Mars. Sauf qu’il refuse.

Et comme dit le Parrain il y a des choses qu’on ne peut pas refuser. Forte tête le Graham mais pris au piège évidemment. On en reste là parce que Frey a signé un thriller avec un suspense gratiné. Un monde de crapauds comme il dit Graham, humains à l’intérieur. Une pincée d’humour sur fond de manipulations dont la politique n’est pas exclue.

Les Salamandres, Drakoo, 19,90 €

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