Sir Arthur Conan Doyle est le père de l’un des plus grands, si ce n’est le plus grand détective de l’histoire du roman policier, Sherlock Holmes. Evident mon cher Watson. Et dans ses palpitantes aventures, toujours écrites avec soin et génie, Doyle avait flanqué son héros de gamins qui lui servaient d’agents de renseignements, des gosses des rues, les « irréguliers » de Baker Street, adresse londonienne de Holmes. J.B. Djian et Olivier Legrand ont fait de ces gamins des héros à part entière. Les Quatre de Baker Street en sont à leur bientôt cinquième album sous le dessin de David Etien. Un très beau recueil leur est consacré avec le Londres du règne de Victoria en toile de fond, ses quartiers, et bien sûr un portrait de ce Holmes, cet imprévisible pourfendeur du crime.
Lestrade, policier un peu bas du plafond que Holmes aide, Moriarty ennemi mortel de Sherlock qui a failli le tuer, et le 221B Baker Street avec l’incontournable madame Hudson, gouvernante des lieux, tout y passe. L’univers de Holmes est détaillé avec jubilation et passion par les auteurs. On y apprend beaucoup sur ces Quatre de Baker Street et l’environnement historique qui entoure les exploits de Sherlock Holmes. Et si on pouvait en tirer une leçon, non un conseil, ce serait bien sûr de lire les albums mais aussi relire les bouquins de Doyle qui restent de vrais moments de bonheur, de plaisir et d’intelligence à tout âge.
Le Monde des Quatre de Baker Street, Vents d’Ouest, 14,95 €
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