On fait rarement dans le joyeux avec Mike Mignola qui cette fois avec ses contes d’outre-tombe fait la part belle au fantastique teinte d’horrifique. Cette anthologie regroupe sept contes également folkloriques, entièrement réalisés par le papa de Hellboy, et a pour cadre des contrées où on n’irait pas en vacances. Un chat noir à l’oeil diabolique, le coeur battant d’un sorcier mort, une fille pirate qui conclut un pacte avec le diable, Mignola a un talent créatif qui se renouvelle sans cesse. Cette fois encore son recueil de contes est exceptionnel.
Escola royaume de Gallia, un orphelin, Yeb, quitte ses parents adoptifs. Et tombe sur des spectres qui vont lui donner un pouvoir étrange à condition qu’il gagne des parties de quille. Mais il n’y a jamais joué. Pourtant il gagne et se voit confier, cadeau suprême le bras d’une momie couronnée. PAs vraiment heureux Yeb qui veut aller à Unzio. Où il se passe des horreurs car le maire a été sommé par six seigneurs de leur donner son bien le plus précieux sous peine de mort. Il le fit tout en promettant une récompense à qui viendrait à bout des seigneurs. Yeb avec son bras tente sa chance dans un univers maléfique et découvre quel est ce bien précieux. Surprise et il a pas fini Yeb d’en découvrir. Il y a un dragon roi du monde créateur des dieux qui ensuite détruisit tout. Il va courir vite sous peine de mort violente jusqu’à une chapelle forestière. Mais les moines ne lui ouvrent pas. Il lui faut ensuite gagner de quoi acheter un bateau et une femme lui propose beaucoup d’argent pour désenvouter sa maison. Mais il y a un piège que Yeb saura éviter. Toujours des squelettes grimaçants et des damnés torturés.

Il y a une forme de morale dans ces contes. Yeb s’en sort à merveille dans un univers où la mort rode en permanence. Des revenants façon zombie, Mignola s’est inspiré d’un vieux conte italien où un gosse joue avec des ossements. Il a créé un univers un brin loufoque, a aussi utilisé un conte japonais en modifiant, adaptant pour ses contrées inconnues. Un dessin toujours aussi unique, prenant, les couleurs de Dave Stewart et un carnet de croquis à la fin de l’album.
Le Carnaval des cadavres, 112 pages, Delcourt, 17,50 €



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