Un titre de plus dans la collection héros de guerre avec Johnny Clem, soldat enfant qui va s’engager mineur dans l’armée du Nord américaine pour se battre contre les Sudistes. On dira qu’il a un petit air de Rusty dans Rintintin la série TV sauf que lui n’avait jamais d’arme. L’histoire de Johnny est vraie et Philippe Charlot l’a reconstituée avec Miras au dessin (Comme des papillons). Neuf ans ce n’est pas très vieux pour battre la charge face aux baïonnettes ennemies.
1861 la guerre de Sécession a commencé. Dans l’Ohio à Newark Johnny entend siffler le train qui emporte les volontaires vers le front. D’autres états du Sud rejoignent la confédération. Le père de Johnny est boulanger et tous vont à l’église où on évoque le souvenir de sa mère décédée. Elisabeth aimerait bien prendre sa place et épouser le boulanger. Comme tout gamin il joue à la guerre. Il faut 70 000 recrues pour l’Union. John veut en être et assiste au défilé dans la rue de la ville. Le train s’en va, Johnny grimpe et à l’arrivée se présente au bureau de recrutement. 9 ans et un officier pas vraiment convaincu. Le fiancé de son institutrice l’a reconnu. Il lui confie une photo à lui donner. Johnny libère un chien, Yank qui va devenir la mascotte du régiment et Johnny aussi, celle du 24e d’infanterie. Acceptés tous les deux, Johnny sert de garçon à tout faire, les soldats se cotisent pour qu’il ait une solde. Il se lie d’amitié avec un tambour qui lui apprend à jouer et transmettre les ordres. 1862 une des plus dures batailles va avoir lieu à Shiloh. John bat la charge de ce qui va être une boucherie. Il est blessé.
Il persiste et il signe Johnny Clem, il sera sergent à douze ans avec le nom de Johnny Shiloh. L’horreur est permanente et pourtant le petit garçon tient bon et ira au bout de son incroyable destin. Un Gavroche US sous désormais l’uniforme et avec un fusil raccourci. Un journaliste va lui faire un article qui le rend célèbre dans l’Union. Mais l’aventure va mal tourner pour le petit garçon qu’il n’a jamais cessé d’être. Il fera plus tard carrière et finira major général, enterré au cimetière d’Arlington. Comme quoi Johnny Clem avait de la suite dans les idées dès l’enfance et un vrai courage.
Héros de Guerre, Johnny Clem, 64 pages, Grand Angle, 16,90 €
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