On passe avec le sémillant Jhen de Jeanne des Armoises à la Louve céleste. Et donc on reste dans des personnages féminins et très politiques, si ce n’est ambigus. Mais c’est toujours un plaisir avec cette série que l’on suit depuis le premier tome. La guerre entre des papes potentiels fait rage en 1440 et Jhen que signe bien sûr Jean Pleyers et que raconte Néjib va arbitrer cette rivalité à laquelle une belle espionne apporte son machiavélisme. On avait publié à l’époque les premiers Jhen dans Midi Libre (1991) et rencontré Jacques Martin. Le temps passe mais Jhen est toujours là pour un vingtième album que l’on ne peut qu’apprécier car dans la droite ligne des aventures du héros.
Rome Château Saint-Ange, la peste serait proche et la chrétienté se déchire. Le pape Eugène IV avec Nicolas de Rue et le futur cardinal Bessarion s’y dirige. Le patriarche de Constantinople est mort et le projet de réconciliation avec les Orthodoxes et mis de côté. Ou pas car le pape a une nouvelle stratégie. Métrophane II est le nouveau patriarche et son émissaire Dorothée de Mitylène (un homme malgré son prénom) est en chemin pour négocier. En Toscane Jhen chevauche avec le peintre Fouquet, Filarete architecte et deux invités musiciens, Angèle de Waldo et son frère Athanasius. Jhen est surpris par leur beauté qui est à ses yeux est celle du diable. Le pape prévoit une grande fête pour recevoir l’émissaire de Constantinople, Dorothée. Raison pour laquelle Jhen et sa troupe se dirige vers Rome. A Bâle où Félix V se dit pape arrive le frère Ruben qui donne des détails sur sa mission déstabilisatrice. Il a insisté pour que Jhen vienne car on se souvient du spectacle qu’il avait mis en scène pour Gilles de Rais. Dans la campagne Angèle et son frère se livrent à une curieuse séance d’entrainement.
On reste muet sur la suite suspense oblige pour de thriller romain aux nombreuses péripétie et aux rebondissements bien dans le ton de l’époque. Le moine est à lui-seul un cas d’espèce. Angèle vaut le détour et le dessin de Pleyers riche, peaufiné et bien en place. Jhen pourrait bien être accusé à tort mais on sait qu’il est rodé aux intrigues les plus abouties. Et puis il y Angèle. Néjib a maîtrisé son scénario. Un album aventures et détente parfait.
Jhen T20, La louve céleste, 48 pages, Casterman, 13,50 €
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Le premier Jhen ( Xan) date de la fin des années 70, pas des années 90.
Oui c'est vrai mais c'est dû à un changement d'éditeur et je préfère commencer la série en date au nom de Jhen. Merci
C'est end effet un très bel épisode admirablement dessiné. L'article évoque l'entraînement secret d'Angèle de Waldo : cela ne vous a-t-il pas rappelé celui d'un certain Marmaduke alias Angel face ? N'avez-vous pas comme trouvé que ce Jhen contient plusieurs allusion explicites à l'histoire du complot contre Grant dans les aventures de Blueberry. Je les ai listées dans des messages publiés ici :https://lectraymond.forumactif.com/t1991p75-la-louve-celeste