Il faut flinguer Ramirez, un polar en live et déjanté

Il sort d’où Monsieur Ramirez ? Il ne serait pas aux USA qu’on pourrait presque croire qu’il déboule du Splendide Monsieur Ramirez pour ceux qui connaissent la pièce, avec un nom pareil. En fait c’est le tueur vedette des gangs US les plus performants sauf qu’il a disparu, Ramirez après avoir fait une entourloupe gravissime à ses camarades de jeu. Mais, reconnu, sa vie ne tient plus qu’à un fil. En principe car c’est un dur le Ramirez. Un petit air de Kevin Spacey dans Usual Suspects, à la Tarantino dans Jackie Brown ou Pulp Fiction. Un hommage assumé au cinéma des années 80 par Nicolas Petrimaux, plus proche des jeux vidéo que la BD. Il signe un court-métrage et se lance dans cette BD complètement live et déjantée après avoir tâté du Zombie chez Delcourt. Sacré Ramirez, il va nous en mettre plein la vue. C’est du lourd pour ses débuts dans cette nouvelle série.

Il faut flinguer RamirezUn brave type Jacques Ramirez, serviable, taillable et corvéable à merci, muet comme ça il la ferme mais un vrai génie du bricolage, de la réparation impossible. Il travaille pour Robotop à Falcon City, Arizona, les rois de l’aspirateur. Et comment penser un instant que qu’il vient de laisser derrière lui une flopée de cadavres tout chauds ? Flash-back. Deux truands reconnaissent Ramirez. Le Jacques ce serait un vicieux, un malfaisant, un exterminateur en chef qui a laissé un mauvais souvenir. Hector, le boss maffieux envoie une délégation à Falcon City, dont Ramon à qui Ramirez a fait bobo, rejoindre les deux témoins. Ramirez, lui, il tombe sur une belle rousse et sa copine, façon Thelma et Louise, voleuses de choc, Chelsea et Dakota. Il est nostalgique le Ramirez car ça lui rappelle un grand amour de sa vie, une sorte de fantôme. Tourner la page c’est pas toujours simple. Les truands vont jouer la charge de la cavalerie légère. Sus à Ramirez mais c’est pas gagné et quand la police s’interroge sur le cas tout le monde parle d’un brave type qui ne ferait pas de mal à une mouche.

Petrimaux a mis son Ramirez sur les rails dans ce premier tome avec bien sûr le doute majeur. Qui est Ramirez ? Un sourd sympa ou un tueur vicelard ? Ou autre si affinités ? Et les deux donzelles ? Et le méchant Ramon dont Ramirez a butté le paternel ? Et l’aspirateur que Jacques sauve des flammes ? Maldonne sur le suspect ? Mais pourquoi ?Des questions qui devraient trouver des réponses bien sanglantes dans le tome 2. Il y va fort Petrimaux, un polar à pleine vitesse, en dérapages incontrôlés façon Starsky et Hutch. De l’humour, des dialogues savoureux, des surprises explosives, la totale en cinémascope. Allez. Salut Ramirez, on attend la suite de tes édifiantes aventures… familiales.

Il faut flinguer Ramirez, Tome 1, Glénat, 19,95 €