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Habana 2150, on flingue à tour de bras

La Havane en 2190. Fidel est toujours là. Enfin son clone et les USA continuent leur blocus. Mais le progrès a fait son œuvre. Les deux papis, pervers pépères redoutables, dans leur maison de retraite ont des souvenirs, de leur jeunesse quarante ans plus tôt en 2150. Et ce n’est pas triste car ils ont fréquenté tout ce que la pègre a pu mettre au monde en un siècle ou exporter de planètes improbables. Thierry Cailleteau s’en est donné à cœur joie dans un scénario débridée, sans contrainte, amusant et sur un dessin bouillonnant de Héloret qui explose, donne un ton décontracté tout en gérant parfaitement une action folle à grand spectacle.

Ils étaient orphelins Waldo et Rico. Ça crée des liens. En 2150 La Havane n’a pas vraiment changé depuis les années soixante si on ne tient pas compte de tous les aliens qui y font du tourisme et des affaires pas nettes. Quand sous leurs yeux une belle brune se fait enlever ils se lancent à la poursuite des ravisseurs sur une moto hors d’âge. Le jeu a retrouvé ses lettres de noblesse à Cuba et on se prépare à lancer un casino volant, le Vegas Paraiso capable de recevoir 6000 passagers. Don Camacho, grand maffieux local, est le propriétaire mais il a besoin de fonds que pourraient lui procurer les aliens qui craignent quand même une embrouille. Depuis la mort curieuse de son épouse, c’est la belle-fille de Camacho qui a la signature sur les investissements. Et c’est elle qui a été enlevée par ses hommes de main alors que Waldo et Rico se sont embarqués dans les rue de La Havane dans une course poursuite effrénée. Sauf que la belle brune a un garde du corps venu de l’espace aux pouvoirs spéciaux et qu’il vaut mieux ne pas agacer. Un Grunt qui ne supporte pas la bière mais a le sabre facile et la découpe encore plus.

Ah les deux vieux complices, des zozos sans scrupules et redoutables roublards. Ils vont récupérer la jolie Conchita pas si innocente que ça et jouer dans la cour des grands. On va flinguer à tour de bras. Les cadavres sont évacués par la carneria Gonzales et les armes ont évolué en 2150. Faut vivre avec son temps. Qui va tirer les marron du feu de cette édifiante aventure dans un Cuba certes castriste mais redevenu au temps de Battista façon guerre des étoiles. Un album qui déménage et auquel on aimerait bien une suite si possible. On les sent porteurs les papis.

Habana 2150, Tome 1, Vegas Paraiso, Vents d’Ouest, 13,90 €

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