Guy Delisle et Fred Niedhardt chez Azimuts le samedi 28 mars 2026

Azimuts mets les bouchées doubles en ce mois de mars 2026. Après Mikaël Bourgouin pour Le Serment chez Azimuts à Montpellier le 14 mars dernier, un duo de dessinateurs , Guy Delisle et Fred Neidhardt est prévu ce samedi 28 mars (bien le 28) pour une rencontre dédicace autour de leurs nouveautés respectives. La rencontre se déroulera de 15h30 à 19h au deuxième étage de la librairie.

On retrouvera avec plaisir Guy Delisle pour son nouvel album « L’occupation des sols » publié aux éditions Gallimard d’après une nouvelle de Jean Echenoz. Comme le dit le communiqué de Gallimard, » Voici un récit sensible et malicieux sur le deuil. «Comme tout avait brulé -la mère, les meubles et les photographies de la mère-, pour Fabre et le fils Paul c’était tout de suite beaucoup d’ouvrage: toute cette cendre et ce deuil, déménager, courir et se refaire dans les grandes surfaces.» Ainsi débute la nouvelle de Jean Echenoz parue en 1988. La seule image survivante de la mère est un incongru portrait publicitaire géant, peint à même la façade d’un immeuble parisien. Mais à mesure que la ville se construit, le plan d’occupation des sols menace la pérennité de l’icône et du lieu de recueillement. Le père se lance alors dans une opération de la dernière chance. Guy Delisle enrichit et ponctue de sa ligne claire ce récit best-seller à la fois fataliste et piquant sur l’irrationnalité du deuil, le temps qui passe et la vie qui va.

Il y aura aussi l’actuel scénariste des Tuniques bleues et de Spirou, Neidhardt pour un récit autobiographique dont il assure le dessin, « Le syndrome de l’imposture » publié aux éditions Niffle. On a à la fois du respect pour son beau talent et de l’affection pour le personnage. On en était resté à sa reprise du scénario des Tuniques Bleues ou à Alger-Retour, Les Pieds-Noirs à la mer, à ses passages à BD Sète. Cette fois il met bas les masques. Fred Neidhardt dévoile qu’il est atteint du syndrome de l’imposteur, imposture, une sorte de Pierre Desproges revisité aux mille facettes de gai luron que rien n’arrête en particulier en se glissant incognito parmi quelques-uns des grands moments de la soupe télévisée bien franchouillarde ou autre. Autobiographie certes, dérision absolument et de l’humour toujours, on se délecte avec ses joyeuses turpitudes épiques qui piègent sans complexe tout un chacun, anonyme ou célébrité.

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