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Un putain de salopard Tome 3, recalibrage bien ordonné

La jungle c’est pas du gâteau. Il a vite compris Max qui cherche son paternel et semble l’avoir trouvé en plus ou moins bon état. Pas un cadeau le vieux pas plus que l’environnement hormis les trois filles qui se dévouent pour les miséreux. Il y a aussi la muette mais belle Baïa et Max il a un cœur d’artichaut. On n’oublie pas non plus le pognon qui traine. Et tout ça c’est le tome 3 de Un putain de salopard, fricassée sublime et superbe, réjouissante concoctée par Régis Loisel qui en tire les fils en finesse mais sans éviter de déglinguer quelques seconds rôles au passage. Faut bien qu’ils grignotent les crocos. Du recalibrage bien ordonné. Au crayon il y a un des plus fins et talentueux dessinateur, Olivier Pont, qui, hormis cette aventure amazonienne, mériterait de passer à un registre plus romanesque et personnel. Reste que les sauriens en tout genre sont lâchés dans un marigot où il n’y aura pas de quartier pour les faibles. 

Ils sont en cavale Max et son paternel le Manchot blessé par des types qu’il a éliminé ensuite du paysage. Ils ont récupéré le fric. Lui dans le coup de l’enlèvement de la gamine il n’était soit-disant que le pilote. Il a survécu au crash soigné par des indigènes et un évangéliste. Il a bien tenté de retrouver l’avion avec la rançon mais sans succès. Sherman que soignent les deux infirmières est le père de la petite fille enlevée et morte dans l’accident. Régo le flic rejoint en pirogue les orpailleurs du Hollandais Klaäs. Il cherche Max et Baïa que retient en fait le Hollandais. Régo réussit à s’enfuir avec la jeune fille. Course poursuite aquatique mais Baïa est mordue par un serpent corail. Max et son père sont arrivés à sa planque. Ils ont besoin d’une pirogue et c’est le Hollandais avec ses hommes qui déboulent. Va y avoir de la rumba dans l’air.

Du sauvage, du condensé d’extrême avec une belle brochettes de trognes improbables. Loisel a soigné le tempo et la distribution sur fond d’intrigue à tiroirs. Le Max est dans une belle panade et les filles dont la futée Corinne ne font pas que de la figuration. Quant au Manchot c’est la cerise sur le gâteau. Bon, rien n’est fini, Régis Loisel et Olivier Pont ont en encore sous le crayon. Pas fini d’en voir de toutes les couleurs le Max.

Un putain de salopard, Tome 3, Guajeraï, Rue de Sèvres, 19 €

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