Elles auront été uniques dans leur genre. Anne Bonny et Mary Read, à la fois unies par l’amour et par la soif de vivre, ont été des pirates redoutées et sans pitié. Leur routes vont se croiser comme le raconte Arnaud Le Gouëfflec (Vous n’aurez pas les enfants) et le dessine Laurent Richard. (Les Ambassadeurs). On est au XVIIIe siècle et c’est la grande époque de la piraterie. A lire aussi La Dernière nuit d’Anne Bonny.
1732 en Irlande, un homme s’approche d’une femme encapuchonnée. Melvin Main-Noire aurait mieux fait de s’abstenir. Quelques temps plus tôt la même femme s’active près de son époux. Madame Collins au port se souvient comment il y a 25 ans elle embarque avec sa mère. Son prénom c’est Anne, son nom Cormack qui fuit l’Irlande. Autre lieux Mary se fait passer pour un garçon, Willy, question d’héritage et de fonds pour des études. 1710, Anne cavale en Caroline du Sud, rejoint son père à table. Violente elle rudoie les domestiques poignard au poing. On l’envoie étudier sur la côte et elle échappe à sa famille. Elle rencontre des pirates et passe ses journées avec eux, joue aux dés. En même temps Barbe NOire établit le blocus de Charleston, impose sa loi et une rançon. Pour Anne c’est une révélation. Mary elle s’engage dans l’armée et son mari est un maréchal des logis. Situation compliquée. A Charleston Anne cherche le pirate James Bonny, un « gentil’ pirate dont elle se rapproche. Marry prend le nom de Willy Read et embarque sur un navire de la Compagnie Hollandaise. Anne épouse James Bonny, scandale dans la famille.
On suit à la trace le destin et la montée en puissance des deus femmes. Des cas d’espèce, rusées dans un monde d’hommes où il fut qu’elles se fassent accepter mais sont obligées de mentir. On découvre aussi la vraie vie des ces pirates, les abordages, la vie au quotidien et surtout ne pas se faire prendre alors qu’on les croit hommes. Indépendantes Mary Read et Anne Bonny qui vont se trouver réunies sur le galion de Jack Rackam. Une croix en or, un enfant, elles seront fidèles au delà de la mort. Une fresque remarquable, un dessin qui accroche, une saga réaliste bien mise en scène et empreinte de fureur et de vie jusqu’au bout.
Deux Femmes, Glénat, 28 €
Recevoir Florence Cestac c'es toujours un évènement et un plaisir. Elle sera le samedi 3…
Depuis 2019, l’Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée récompense une bande dessinée issue…
Le Festival Formula Bula a attribué son Prix PRIMA BULA à Le Parc Saint-Rien de…
Il y a de plus en plus rarement des BD qui vous font vaciller le…
Du 30 septembre au 24 octobre 2026 la galerie Daniel Maghen est fière de consacrer…
Sherlock sans Sherlock, ni Watson mais avec Sir Conan Doyle son créateur et son fidèle…