Cyborgs T1, Yuko héroïne malgré elle

Un monde où tout handicapé à la naissance est éliminé, des survivants qui deviennent des Cyborgs, combattants d’exception dans une mégalopole sous autorité d’un extrémiste. Yuko née sans bras va devenir peu à peu une Cyborg mais avant les épreuves dans ce premier tome d’une série qui en comportera cinq, ne vont pas être simple. Des personnages à la fois attachants et ambigus dans un environnement japonisant. Jean-Luc Istin est au scénario, Benoît Dellac au storyborad, Kael Ngu au dessin et Florent Daniel aux couleurs. Une équipe de choc pour une série elle-aussi musclée et très efficace. Très réussie.

Un bébé, Yuko, japonais quyi n’a pas de bras, une petite fille que son oncle sauve et adopte. Arika Matsumoto élève l’enfant, lui met des prothèses peu efficaces qui obligent Yuko à s’adapter. Mais Yuko a du caractère, ne se laisse pas faire à l’école et n’aime pas les méchants, filles ou garçons. Arika l’initie aux plus hauts niveaux des arts martiaux avec même des adversaires robots. Arika travaille pour Tudor président d’Europe, un dictateur en puissance. Arika entraine ses gardes du corps commandé par Boorman et Yuko participe parfois. Elle se fait un ennemi, Potter. Une loi est voté pour euthanasier tous les bébés handicapés. Yuko qui a grandit a un copain, Allan. Une manifestation se prépare contre le pouvoir et fait de nombreux morts. Arika va y faire un tour et tombe sur Allan, se heurte aux policiers qu’elle bat sans problème. Mais Allan est tué. Elle est arrêtée mais relâchée grâce à son oncle qui a démissionné. Désormais ce sont des fugitifs qui vont aller se réfugier dans une zone de non-droit tenue par des gangs. Il y a un contrat sur leur tête que Boorman doit mettre en oeuvre mais Arika a de la ressource.

Très construite cette histoire avec l’évolution de Yuko, la diversité des milieux pour un vision très pessimiste d’un monde futur mais où la technologie peut faire des miracles. On se doute bien que Yuko qui rejoint les Cyborgs justiciers va bénéficier de prothèses haut de gamme, devenir une super women. Aucun temps mort, on emballe le rythme. Beaucoup d’idées dans le  scénario, une bonne part de machiavélisme politique et d’intérêts divergents qui s’affrontent ou fluctuent. Le dessin est à la hauteur de l’ensemble. Un dossier raconte la genèse de la série dont on attendra impatiemment la suite.

Cyborgs T1, Ronin, Soleil éditions, 18,50 € 

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