Vautrin associé à Moynot cela donne un polar désespéré, la course à la mort de l’Homme qui assassinait sa vie. François-Frédéric, un type normal, mais qui n’aurait pas du faire confiance à son politicard de beau-père. Prison à la clé et vengeance à la sortie, il y en aura pour tout le monde.
Trois ans sous les barreaux, François-Frédéric a trouvé le temps long. A sa sortie, il achète un flingue. Il a les moyens. En parallèle Gus Carape, privé à la petite semaine, a des soucis de trésorerie. Leurs routes vont se croiser aux deux losers. Pendant que le taulard commence sa chasse à sa femme et autres tordus, Carape part sur les traces d’un autiste, le fils d’un vieille révolutionnaire. Il a fait une fugue le petit trésor. Pour couronner le tout un flic sur le retour se sert de Carape comme indic qui lui file un tuyau sur un trafic d’immigrants clandestins.
Tout ce petit monde va faire cause commune par hasard, sur l’autoroute Bordeaux-Toulouse. Il faut ajouter un personnage incontournable, un chien perdu qui sera le deus ex machina de l’affaire. Jean Vautrin a écrit son roman en 2001. Ambition et désespoir réunis pour ce trio assez classique revenu de tout et qui ira au bout de son destin sans états d’âme.
Emmanuel Moynot est devenu un habitué du polar depuis ses trois adaptations de Léo Malet. Il a su prendre le rythme du genre, s’approprier le thème et lui apporter une touche très personnelle dans le trait. Une belle balade en enfer.
L’Homme qui assassinait sa vie, Casterman, 18 €
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