Ce qu’on aime bien dans ces Buck Danny Classic dont le tome 12 vient de sortir ce sont tous les « zincs » de la seconde guerre mondiale qui viennent y faire un petit tour. Normal puisque on est en 1947, juste après la guerre dans Atomic City. L’arme atomique qui a détruit Hiroshima et Nagasaki est un enjeu majeur, Staline la veut et l’Ombre Rouge va jouer pour les Soviets. On reste dans un contexte historique juste avant l’album Pilotes d’essais. Danny une fois de plus a des états d’âme personnels, ce qui n’arrivait jamais dans la série mère. Tumbler et Tuckson sont comme d’habitude des seconds couteaux. Olivier Le Bras au dessin, Frédéric Marniquet et Frédéric Zumbiehl au scénario, on continue avec la même équipe qui tient pas trop mal le manche.

1947,à l’hôpital tentative de meurtre déjoué contre Tumbler. Le tueur se suicide. Pour le FBI ce serait un agent soviétique. A Moscou Staline est en colère. Il veut que l’URSS rattrape son retard en matière de bombe nucléaire. Il lui faut des informations volées aux Américains. Un agent est dans la place. Sonny et Danny sont sur l’atoll de Bikini dans le Pacifique. Ils viennent assister à l’explosion d’une bombe atomique depuis le pont d’un bâtiment US. Bradbury remplace Oppenheimer pour ces essais. Gros boum et le duo est impressionné. Il faut que l’arme reste une exclusivité US. A Los Angeles l’Ombre Rouge reprend du service. Il a besoin d’un pilote d’élite, ce sera Danny qu’il obligera à voler pour lui par tous les moyens.

Rien de bien nouveau dans cette histoire. Chantage et Danny ont déjà donné. Comme Sonny et sa bande de motards. Un petit clin d’oeil à Rita Hayworth. Howard Hugues gère le tout pour tourner son film dont les pilotes sont le trio. Des Me 109, un Mosquito, des Spitfire, des Mustang, Danny va-il trahir son pays ? Damned. Côté dessin, du solide. Et l’Ombre Rouge dans tout ça ? Compétition atomique, on sait le résultat, la Guerre Froide et un sujet d’actualité au Moyen Orient.
Buck Danny Classic, T12, Atomic City, 48 pages, Dupuis-Zéphyr, 16,50 €

Une fois de plus, on sombre dans la médiocrité. Le dessin n’est pas à la hauteur de celui de Victor Hubinon , quant au scénario, il est d’une pauvreté affligeante, loin des scenarii de monsieur Charlier qui savait raconter des histoires en distillant le suspense de manière inégalée.
Il ne suffit pas de mettre de bons vieux avions, quelques gags éculés pour faire prendre la sauce !
Qui plus est, les auteurs pratiquent allégrement l’anachronisme. Buck, Tumb et Sonny se sont réengagés dans l’AIR FORCE, après être revenus de leur périple au Proche-Orient. Buck n’avait donc pas besoin de participer à un film pour gagner l’argent nécessaire au financement des soins onéreux de son frère, puisque l’émir leur avait remis une fortune en diamants en récompense de leur aide !…. (cf Buck Danny n° 10 Pilotes d’essai de la série originelle)
Peut-être serait-il préférable d’arrêter là le désastre dans l’attente de recruter des professionnels qui ne dilapideront plus l’héritage artistique de leurs aînés !….