Elle a des couettes, des mèches colorées, un corps tout blanc et un sacré caractère. Harley Quinn aurait pu mieux tourner, psychiatre spécialisée dans les grands méchants dont le Joker qui en fera sa créature avant qu’elle ne réagisse. Elle de retour dans son justaucorps, la belle mais pas ingénue Harley Quinn qui a sous sa coupe Coney Island et ses artistes un peu spéciaux. Un premier tome où il y a du zombie dans l’air nourri à l’extra-terrestre. Jimmy Palmiotti et Amanda Conner sont au scénario. Chad Hardin et John Timms sont au dessin. Une courte présentation en ouverture et des portraits des principaux personnages aident pour les néophytes en comics à bien situer l’action. Et il y en a dans cet album rebirth qui déménage gaiement.
Une saine décontraction avec cette Harley Quinn, punky, sympa et pas compliquée des neurones. Ses aventures sont toujours teintées d’humour. Elle suscite les passions. Elle affronte même les cavaliers de l’apocalypse, des chevaliers noirs, qui braquent les fourgons blindés et va jouer dans un groupe. Des scénarios plein de trouvailles, nerveux et un côte picaresque pour cette jeune femme qui a fait ses études à Gotham City. Elle est à la fois drôle et venimeuse, attachante et complètement jobarde. On passe de grands moments délirants à ses côtés. A noter que c’est le dessin de Chad Hardin puis celui de John Timms qui en impose le plus parmi les nombreux intervenants.
Harley Quinn, Tome 1, Bienvenue chez les keupons, Urban Comics, 15 €
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