Camille Benyamina et Eddy Simon se sont retrouvés une fois encore après l’excellent Violette Nozière, vilaine chérie. On change de registre pour, cette fois, une adaptation du roman de Malika Ferdjoukh, Chaque soir à onze heures, drame mystérieux où l’on rencontre une joueuse de saxo, une jeune aveugle pianiste, un meurtrier qui n’en n’est pas un, une vengeance et un amoureux transi.
Une intrigue un peu alambiquée mais qui joue bien sur le hasard des rencontres et la curiosité de Willa, héroïne du récit. Mensonges et dissimulations, manipulations machiavéliques, usurpations, on a envie de savoir comment se termine l’action car Eddy Simon n’est pas journaliste criminel pour rien. Quant à Camille Benyamina elle a encore fait évoluer avec talent son dessin, à la fois souple, léger et prenant, aux teintes superbes, depuis Violette Nozière.
Chaque soir à onze heures, Casterman, 18 €
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