D, un certain Caulard pour finir le cycle

Les vampires sont toujours là. Avec D, Alain Ayroles a revisité le mythe dans l’univers londonien à la fin du XIXe siècle. Deux chasseurs de vampires, un aventurier, Drake, et l’insignifiant Mr Jones, traquent leurs proies alors qu’un richissime industriel Caulard trouble le jeu. Mais il ne faut peut-être pas se fier aux apparences.

DMister Jones veut détruire les vampires qui ont tué sa femme. Jones est devenu un spécialiste des buveurs de sang. Drake qui a sa part de mystère liée à ses aventures africaines est amoureux de Cathy. Son ami journaliste Swindley est retrouvé exsangue mais Drake finit par comprendre qu’il y a deux vampires a éliminer dont la démoniaque Lady d’Angerès. Dans le journal d’un mort-vivant signé par le comte D., il y a peut-être la solution de l’énigme alors que se prépare un combat à mort contre les forces du mal.

Ayroles a écrit une histoire très subtile, tout en finesse certes à base d’hémoglobine mais qui ne se laisse pas aller qu’à la classique lutte avec pieu et balles d’argent. Ayroles a apporté une bonne dose de psychologie à l’intrigue avec ce que cela va supposer de rebondissements inattendus, de suspense et d’informations diffusées au fil des planches. Ses personnages et ses ambiances parfaitement défendues par le dessin de Bruno Maïorana (Garulfo avec Ayroles) sous les couleurs de Leprévost donne à cette fin de triptyque un parfum d’angoisse séduisant.

D, Tome 3, Monsieur Caulard, Delcourt, 14,95 €