Autant dire que le titre annonce la couleur et qu’on ne va pas faire dans la gaudriole, ni dans la comédie de mœurs avec happy end. Mon père ce poivrot est la lente descente aux enfers d’un brave type, comme c’est souvent le cas avec l’alcool. Un orphelin qui va tâter de la bibine très jeune et puis le piège de l’alcool destructeur. Il va avoir pourtant l’envie vitale de retrouver son fils et de lui demander pardon, prêt à tout pour l’aider. Stéphane Louis a choisi un sujet difficile, sans complaisance, en partie familial, et avec un réalisme que vient adoucir cependant la tendresse d’un homme qui se sait au bout du rouleau mais a la volonté d’essayer de s’en sortir.
Un petit bonhomme sans grand relief qui sera pourtant là une fois pour son fils, quand il le faut vraiment et va se racheter par amour. On est touché par ce drame violent où on parle d’alcoolisme, une maladie qui touche une part non négligeable de la population, méconnue car sournoise avec des rechutes imparables. S’en soigner est un combat à vie. Lulu est un exemple. De l’espoir dans ce roman graphique de Louis et une vraie émotion sur des couleurs de Daviet.
Mon père ce poivrot, Grand Angle, 16,90 €
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