Deter, une quête maudite

Pas content Deter qui a donné son nom à l’album signé par Amaury Bündgen (Vertigéo). Dans un monde où maléfices et elfes ou autres goules pullulent il veut récupérer les pièces d’or promises pour une mission suicide. Ce qui va être compliqué mais comme il n’a pas d’états d’âme il va dégager le terrain. Un trait en noir et blanc de très bon niveau qui colle bien à cette quête maudite, angoissante et sans pitié.

Une forêt , Deter, un homme au faciès marqué marche et s’approche d’un village. Seuls des squelettes l’accueillent. Il part et arrive près d’un château gigantesque où à l’entrée on tente de le tuer. Mais il est plus rapide que les flèches des Gobelins et s’enfuit. Une statue et une curieuse chouette à long nez humain qui pense qu’il est un goule. Ce qu’il nie car il ne mange pas de cadavre. Il se fait insulter et lance des pierres. Inutile. Il pénètre dans les caves du château observée par un jeune personnage aux ongles et oreilles pointues. Dans la citadelle un brasero éclaire la pièce. Une voix retentit et il lui répond qu’il est venu se faire payer. C’est un nain qui lui parle et éteint le feu pour plonger les lieux dans la nuit, prendre une lance pour le tuer. Mais Deter au son de sa voix le trouve, le jette à l’eau où une bête invisible l’emporte. Dans la grande salle on fait la fête, Deter est identifié comme étant un logaï. On sait qui il est. Varak un Koth l’a reconnu. Deter doit voir le bibliothécaire Olg pour se faire payer. Mais il est mort. Le Koth l’a remplacé et ne le payera pas. Deter sait qu’Olg avait un trésor, ce qui étonne tous les présents qui se mettent à se battre. Deter s’échappe et continue à errer.

De plus en plus noire cette histoire avec des morts vivants pas très sympas. Deter était chargé de rapporter des corps aux nécromanciens et tombe sur un bibliothécaire qui sait tout de lui. Il a aussi dirigé une mission pour faire sauter une galerie afin de bloquer la coalition. Il est le seul survivant. Mais il s’est fait avoir car il n’y a pas eu de contrat. La suite c’est qu’un Deter agacé en vaut deux au moins. Des créatures fourbes, méchantes, un pessimisme parmanent, c’est vrai qu’on pense à Corben. Un scénario à tiroir très bien mené sur le vrai but de Deter.

Deter, 136 pages, Casterman, 24 €

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