
Une aventure hors du commun, L’Inca Blanc, qui mélange fiction et réalité historique, action et aventures à l’époque du Siècle d’or espagnol à la conquête de l’Amérique du Sud. En 1641 un vieil européen au milieu de la jungle se dit être le dernier souverain de l’empire inca. Serge Perrotin au scénario et Alberto Foche au dessin, Simon Champelovier aux couleurs sont partis sur la piste de Yurag Runa au Pérou. Affabulateur ou authentique témoin d’une époque incroyable où tout était possible pour des hommes dans un monde encore largement inconnu ? Un très bon début bien dessiné, mis en scène d’une trilogie qui va se révéler passionnante avec un explorateur incroyable narrateur, De Hook.

Werner de Hook prend le chemin de son pays, l’Espagne avec la certitude que le Terre est ronde. On l’a en envoyé en Amérique du Sud pour ça. Il est accompagne de Combas son serviteur et il veut rentrer par l’Amazonie, pas par Panama. Il veut en profiter pour faire une carte du fleuve. Il sait désormais les pouvoirs du Quinquina et en rapporte des plants. Et on lui apprend que le dernier Inca a les yeux bleus, un Indien blanc, le Yuraq Runa. Il faut aller le rencontrer même si cela repousse le retour en Espagne. Le dernier Inca était Tupac Amaru tué par les Espagnols en 1572. Arrivés au village de l’Inca ils découvrent un vieillard aveugle qui parle un mélange de Hollandais, d’Allemand et d’Espagnol. L’homme demande la date et dit qu’il aurait combattu pendant la contre-réforme il y a des décennies. Il va tout dire et Combas prendra des notes. Hans Wolffhart est né en 1546 en Bavière, a épousé la fille du pasteur, Jutta. Devenu forgeron sa famille a été massacrée par les catholiques. Il en a tué plusieurs mais a été blessé, devient un maître de guerre assoiffé de vengeance. Lors d’une mission qu’il dirige, détruire un village il ne peut se résoudre à tuer deus enfant dont il fait libérer les mères avant de jeter ses armes au feu. Ermite il tombe pourtant plus tard sur celui qui a tué sa famille. Duel et il fuit blessé, se cache dans un navire qui part vers les Amériques, reste dans la cale mais se fait prendre et fouetter.

Il apprend qu’il part pour les Indes Orientales, vers Java devenu sergent de bord. Il va accumuler les péripéties et non des moindres. Tout en sachant s’adapter pour survivre, comprenant les traditions des peuples avec lesquels il vit. Un vrai ethnologue l’Inca blanc. Qui va survivre et dont la vie est un véritable roman d’aventures dignes de Kipling bien mis en couleur, on se régale.
L’Inca blanc T1, Soleil Editions, 64 pages, 15,95 €

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