Un nom mythique au moins pour des générations que les moins de au moins 50 ans ne peuvent pas connaître. Woodstock en 1969 restera comme le concert qui a regroupé aux USA l’élite de la musique pop, rock. Munuera et Kid Toussaint font revivre cette grande messe dont la bande son et le documentaire filmé ont bercé nos espoirs d’avenir heureux en pleine guerre du Vietnam. L’album est très complet, précis sur un événement improbable qui au lieu des 50 000 spectateurs prévus en a rassemblé 500 000. Peace and love, à ne pas oublier non plus avec Hendrix, John Baez ses débuts, Joplin, The Who mais pas Dylan à Bethel car Woodstock, Etat de New York, n’a pas eu lieu à Woodstock. Un coup de frais sans nostalgie cet album remarquablement construit et dessiné à lire en écoutant le concert. Cliquez ici.

Au Vietnam les GI’s ont droit au show de Jane Brown, pas James. Distribution de courrier, Ulysse et Sam ont des lettres. Leslie largue Ulysse et lui annonce qu’elle va se marier pendant une grande fête à Woodstock. Le Viets attaquent, Sam est tué, le Creedence Revival joue Fortunate son. A Bethel, Sullivan County, le coiffeur Franco espère que tous les jeunes à chevaux longs qui vont débarquer au concert viendront chez lui se faire rafraîchir. Leslie et sa soeur enceinte partent pour Woodstock music and art fair dès le 15 août 1969 pour trois jours, quatre en fait. Embouteillages monstres, pas d’électricité, la scène pas finie. Mais no stress pour Michael Lang et Wadleigh qui va tourner le film du concert oscarisé en 1970. Arlo Guthrie, Joni Mitchell absente, et Ulysse qui débarque au pays tombe sur un copain qui va aussi à Woodstock, Ulysse pour tenter de récupérer Leslie. Mais son uniforme détonne. Jour J, Richie Heavens ouvre le bal et un sono d’enfer, du retard, Sweetwater. Galère et Ulysse cherche, joie der vivre et liberté totale. Sly and the family stone, entrée gratuite mais comment payer les groupes. A cheval Ulysse et Franco perdus dans la foule.

Santana, Jefferson Airplane, Joe Cocker, Johnny Winter, Canned Heat, Ulysse poursuit sa quête, même au micro. Il sera le fil rouge du concert, la part romanesque nécessaire en ajout à la musique qui nous a fait vibrer. Et un fermier, Max, à qui ses champs vont rapporter gros. Quatre jours de plaisir mémorable sans vrai incident. Crosby, Still, Nash and Young, on en aurait presque des frissons comme en en discutant il y a peu avec Baru qui lui a loupé Woodstock alors qu’il était aux USA à l’époque. Comme le dit Kid Toussaint l’inconscient collectif a fait de Woodstock le plus grande communion d’amour, de joie, de paix. Et avoir 18 ans en 69 c’était quand même un bonheur. Des backstages très complets en fin d’albums, textes, illustrations, dates, détails, la totale et un rêve éveillé toujours bien là dans notre monde qui part en vrille. Impossible aujourd’hui, Mister Trump. On n’oublie pas non plus Le Festival de l’île de Wight édition 1970.
Woodstock 60, le concert du siècle, 120 pages, Le Lombard, 21,95 €


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