
Bon, c’est vrai il faut peut-être dire un mot avant tout sur le titre Jeanne et cierges. Sans rapport avec Birkin et Gainsbourg mais avec un dessin animé japonais qui a suscité des vocations de joueurs de volley dans les années 80, Jeanne et Serge. D’où ce jeu de mot mais Jeanne d’Arc n’a jamais joué au volley. Elle a beaucoup discuté avec Dieu. Une version très revisitée du parcours de la pucelle d’Orléans et de Dieu qui n’a pas réponse à tout et commence à en avoir ras-le-bol d’une humanité qui le désespère. On le dit, oui on rit avec cette superbe digression divine de Karibou au scénario, Josselin Duparcmeur au dessin (Salade César) investi par la grâce divine bien sûr.

Donc on se résume. Rapport à Dieu que Jeanne à qui il aurait parlé va libérer la France. Sauf qu’il ne lui a rien à dit à Jeannette. Cela commence mal. Mais elle persiste à aller se battre contre les Anglais mais Dieu et Jésus quelle différence ? Jésus c’est aussi Dieu, nom de dieu. Qui va voir en rêve la Jeanne qui le trouve moche et lui demande si il a couché avec sa mère car si Jésus est Dieu, Marie sa mère a couché avec son père. Dieu ne recule devant aucun sacrifice, se transforme en mouton et discute avec Jeanne qui invente le méchoui. Quand elle va à confesse elle avoue entendre des voix mais il y a Martine la femme de ménage qui parle fort dans l’église. Dieu et Martine même combat ? C’est comme son fiancé Henri qu’elle largue pour aller libérer la France. Pas mécontent le bougre. Dieu essaye de dissuader Jeanne par intermédiaire de ne pas aller flanquer une raclée aux British. Pas convaincu le curé chargé de la mission. Dieu tout vieux alors qu’il contrôle tout ? Il va bien tenter d’aller sur Terre la voir mais elle n’est pas convaincue. Dieu dans un buisson qui lui demande de venir la voir ? Danger, gare au satyre.

Et on enchaîne. Chinon, les andouillettes, une vierge libératrice, Dieu aurait mieux fait de s’arrêter aux dinosaures mais il a voulu faire le malin. Et voilà le résultat. Le Dauphin qui est un mammifère pas un poisson pourrait penser qu’il y a anguille sous roche. Ben non, il la croit Jeannette. Merci mon dieu. Armure et tout le reste, Gilles de Rais (manta), Orléans, un bonheur ces escapades sur les traces de la sainte carbonisée et canonisée. Le dessin est inspiré ce qui est bien normal, clair, illuminé par le saint esprit. Une histoire de destin Jeanne qui saura quand même se venger de Dieu.
Jeanne et cierges, Pataquès, 13,50 €

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