Tebori, tatouages et yakuza

Un sujet surprenant pour le retour du duo Robledo et Toledano après Ken Games, le tatouage au Japon à travers le destin de Yoshi qui va devenir un maître en la matière. Tebori va se décliner en trois albums. Un monde à découvrir que José Manuel Robledo et Marcial Toledano ont rendu à la fois accessible et intellectuellement compréhensible sans cumul de clichés.

Tebori

Yoshi aurait pu mal tourner, membre d’un club de motards. Son grand-père le confie à un vieil ami, Seijun, un maître réputé dans l’art du tatouage. Petit à petit Yoshi fait ses gammes et découvre toutes les subtilités d’un art à part entière pendant que Seijun continue à tatouer ses plus anciens clients, la plupart yakuza, chefs de gangs dangereux et implacables. Mais Seijun a une dette avec l’un d’eux ce qui lui vaut de perdre l’usage des ses mains et donc de pouvoir tatouer. Yoshi prend le relais et finit par obtenir la confiance des yakuza dont il complète les tatouages.

Une rare puissance dans ce récit et son dessin toujours aussi fort. Ce qui n’était pas du tout évident tant le sujet du tatouage a été galvaudé, mal raconté. Cette fois, tout en suivant l’action teintée de fantastique, de polar, de sentiments mais surtout d’histoire du japon ancien à nos jours, on a une vision réaliste de ce qui est un fondamental de la culture nippone devenu une mode européenne. Dans ce domaine Soleil Levant avec Sean Connery ouvrait déjà un peu le voie. Un superbe cahier spécial sur le tatouage avec un lexique termine l’album.

Tebori, T1, Dargaud, 13,99 €

Tebori
Toledano ®