Un dessinateur, un genou qui fait mal (très mal), des médecins impuissants, une fiancée japonaise, Winston Wilsteiner signe pour sa première BD une œuvre autobiographique. L’esprit va voler mais tardivement au secours du corps. Le Cycle d’Inari est un récit initiatique, celui d’une quête qui part sur une fausse piste et contre laquelle, sûrement, le corps se révolte. Le dessin de Winston Wilsteiner est très inspiré par le manga mais en beaucoup plus doux et suave. On aime cette promenade douloureuse aussi bien physiquement que moralement.
Un long fleuve pas vraiment tranquille basé sur une philosophie qui mélange Europe et Japon. Winston Wilsteiner écrit tout en finesse. On se sent impliqué, concerné par son histoire qui est d’une grande authenticité. En fait assez curieusement car la culture japonaise n’est pas simple d’accès et on voit que Winston Wilsteiner en est largement imprégnée. Stupeurs et tremblements à sa façon. De l’humour, de la sagesse et de l’émotion pour ce tome 1, L’Âme et la lumière qui rassure en montrant que la méditation et la connaissance de soi ne sont pas des mots creux.
Le Cycle d’Inari, Tome 1, L’âme et la matière, Éditions Delcourt, 15,95 €
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