Victor Hugo la bouche d’ombre, spiritisme et drame familial

 

Il est l’un des plus grands auteurs français, un génie de la littérature, romancier, poète et homme que le destin n’a pas épargné. Dans Victor Hugo la bouche d’ombre on part avec Rodolphe au scénario toujours aussi bien écrit et son complice au dessin Olivier Roman à la découverte de l’homme, de l’auteur, du politique et du père frappé par le chagrin. A lire aussi sur un sujet qui se rapproche Marie et les esprits.

Il se raconte Hugo, son voyage avec Juliette de retour d’Espagne. Il fait une pause, lit un journal le 9 septembre 1843 et découvre que Léopoldine sa fille chérie est morte. Jeune mariée avec Charles ils faisaient du bateau sur la Seine. Chavirage, Léopoldine bloquée sous la coque, son mari n’arrive pas à le remonter, et quand il comprend qu’elle est sans vie décide de se laisser couler avec elle. Un drame affreux et un poème que récite Herbert Salliés un jeune poète venu le rencontrer à Jersey où Hugo est en exil proscrit par Napoléon III. Septembre 1853, Hugo confie à Salliés qu’une séance de spiritisme de Madame de Girardin lui a permis d’entendre sa fille Léopoldine décédée. Elle lui a parlé. Salliés visite l’île où de nombreux esprits roderaient d’après les paysans. Madame Drouet est la maîtresse d’Hugo. Elle vit avec lui à Jersey et Adèle l’épouse légitime. Hugo aime beaucoup les femmes. Pour Hugo l’océan parle à travers la bouche d’ombre et trouve qua la maison où il habite ressemble à un cercueil. Hugo n’est pas le seul proscrit. Ils sont des centaines que le Second Empire a relégués. Salliés tombe sous le charme d’Adèle sa fille cadette qui porte le même prénom que son épouse.

Olivier Roman s’est parfaitement glissé dans ses personnages. Hugo et les autres sont comme bien connus du lecteur qui les accompagne. De très belles ambiances et paysages sur deux pages. Le spiritisme est la clé de cette aventure historique et spirituelle. Une dame blanche, Herbert est le témoin, doute et vénère Hugo homme extraordinaire malgré ses excès. Les esprits de Galilée à Shakespeare, l’océan le visitent. La mort est là, la science peut-elle croire aux fantômes ? Roman s’est inspiré des Contemplations de Victor Hugo et a parfaitement documenté son travail. Un album où tout se tient et qui très agréable en tout point à parcourir.

Victor Hugo la bouche d’ombre, 48 pages, Anspach, 15,50 €

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