Genius, délicieusement angoissant

Il fout un peu la trouille Genius, un robot qui est sensé être le meilleur ami d’un ado que ses parents délaissent. Un futur pas si lointain et un scénario à la limite de l’angoisse, d’un possible qui pourrait mal tourner encore que les fameuses lois sur la robotique empêche tout danger pour l’humain. Allez savoir. On pourrait croire à un classique du genre maintes fois exploitées mais Sergio Salma au scénario a finement traité le sujet, très limite dérapage qui pourrait bien avoir des contraintes inattendues. Au dessin Stéphane Hirlemann qui donne le ton à des ambiances ambiguës et stressantes d’un trait clair.

Un robot pas comme les autres

Genius c’est le copain parfait de tout ado en manque d’affection. Il sait tout faire, comprend tout, un ami pour la vie. C’est le père de Max qui fait le choix de lui acheter un Genius. Jamais là, idem pour sa femme, Genius va lui donner un coup de main. Sauf que Max fait un blocage devant cet androïde souriant qui n’est pas encore au point. La hotline fait le nécessaire et Max reprend du service. Mais pas si efficace le Genius qui commence à sortir des « je t’aime » incongrus. Reset again et c’est reparti. Mais version tu me gonfles Max. Il y aurait comme un bug que la hotline va résoudre. Ou tenter de le faire en créant d’autres dérapages imprévus.

Genius

Il en a vite ras-le-bol Max sauf que… On garde la part de suspense nécessaire à ce thriller bien construit. Genius est par moment le regard du lecteur, ingénu ou pas tant que ça. Il y aura un second tome mais dans ce premier opus on revient sur la notion même de la création du robot, son évolution et on es dit que la fiction est une réalité toute proche.

Genius, Tome 1, Un robot pas comme les autres, Glénat, 10,95 €