Un mélange des genres, le Japon des années 80, manga ou série animée, animaux et humains se mélangent dans Umami, polar culinaire de Willy Ohm. On brouille les pistes et on est baladé en permanence. Willy Ohm a signé Bao Battle, Bestioles avec Hubert et un Donjon. Un talent vrai pour ce thriller en forme aussi de jeu vidéO.
1986 Tokyo, un privé rend compte à sa cliente Madame Kokyu que son type la trompe. Tabako a un penchant certain pour le whisky et touche sa prime pour sa découverte. On a déposé devant sa porte un bol de Ramen, une soupe de nouilles, avec une carte de visite. Il pique une colère car il a détruit sa famille. La carte est une invitation au restaurant éphémère Umami. Alcool gratuit, parfait. Il se souvient que sa fille Hamaki avait ouvert son restaurant. Quand il arrive chez Umami deux gorilles l’interceptent mais il est invité. Ils ont pour consigne de laisser entrer mais pas de sortir. Le resto est plein et on l’installe. Ramen pour tout le monde mais Tabako ne touche pas à son bol. Whisky d’abord. Une fois de plus il pense à sa fille excellente cuisinière qui veut devenir la meilleure cheffe du Japon. Chez Umami tous les convives sont malades et s’écroulent. Comme sa fille Hamaki victime à l’époque d’une crise cardiaque foudroyante. Deux hommes viennent constater les dégâts et détroussent les cadavres sous les yeux d’Aniki leur patron mais aussi de Tabako qui essaye de s’enfuit mais dans la cusine tombe sur deux complices dont un hippopotame qu’il ébouillante. Tabako réussit à sortir mais poursuivit par les tueurs. Il vole un scooter.
Il ne va pas avoir de chance le privé, la police qui le connait bien ne l’aime pas vraiment. Retour au resto où tous les clients sont bien vivants. Reste qu’il va devoir résoudre une enquête tordue et si possible la mort de sa fille. Un dessin très marqué et prenant. On est dans un polar fantasque, décalé et loufoque. Emouvant aussi. Yakuzas masqués, et passage à tabac. Des robots et une vision du futur assez stressante. Mais reste à savoir qui a cuisiné le Ramen fatal et pourquoi. Machiavélique et cloin d’oeil final.
Umami, 168 pages, Dargaud, 23,95 €
On sait que dès qu'approche le mois de novembre on peut voir apparaître des albums…
Recevoir Florence Cestac c'es toujours un évènement et un plaisir. Elle sera le samedi 3…
Depuis 2019, l’Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée récompense une bande dessinée issue…
Le Festival Formula Bula a attribué son Prix PRIMA BULA à Le Parc Saint-Rien de…
Il y a de plus en plus rarement des BD qui vous font vaciller le…
Du 30 septembre au 24 octobre 2026 la galerie Daniel Maghen est fière de consacrer…