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Les Métamorphoses 1858, enthousiasmant

Une belle découverte pour ce début d’année avec Les Métamorphoses 1858 d’Alexie Durand et Sylvain Ferret. Un coup d’essai qui pourrait bien être un coup de maître tant le plaisir de lecture de cet album polar horrifique est grand, immédiat, que ce soit sur le plan des dialogues, de l’intrigue, que graphique. Un duo d’amis d’enfance, un médecin et un détective vont se retrouvé embarqués dans une affaire qu’aurait pu écrire Doyle bien sûr, Shelley ou Wells. Un mélange bien ficelé qui réserve des surprises de taille, porteuses de relance perpétuelles pour le lecteur qu’on ne laisse pas souffler. Parution le 9 janvier. Trois tomes au total sont prévus.

Paris au milieu du XIXe siècle. Stanislas, Polonais bon teint, est détective privé. Son ami Joseph est médecin passionné de recherche. Ils tirent le diable par la queue. Quand arrive le jeune Émile dont la sœur, Marie, a disparu. Il veut confier à Stanislas sa recherche. Émile lui déconseille de s’en occuper. Stanislas s’aperçoit que Marie n’est pas la seule à avoir disparu. Mais Joseph s’est aussi lancé sur l’affaire. Ils découvrent que Marie avait des bas de prix, ce qui ne colle pas dans le paysage social de la jeune femme. Stanislas a envoyé Milo, un gamin des rues, fureter autour de ces disparitions. Toutes les filles avaient des bas de prix. Un cadavre de femme est retrouvé. Il est vidé de tout ses organes. Ils ont été prélevés alors qu’elle était encore vivante. Stanislas se rapproche d’un magicien de théâtre pendant que Joseph rend visite à la mère de son ami. Tout s’accélère. Stanislas sait qui a trouvé les filles aux meurtriers.

On se garde la suite, histoire de conserver le suspense de cette intrigue qui va intégrer une dose très astucieuse de fantastique ou même de science-fiction, voire d’anticipation. Avec une pointe de steampunk. C’est finement amené. Il faut, maintenant que l’intrigue est posée, les personnages en place, confirmer. Il y a une belle complémentarité entre scénario et dessin, ce qui peut paraître normal mais n’est pas toujours évident. On a vraiment été séduit par le tout. Sylvain Ferret a un style original qui devrait lui permettre de se faire une place très vite en BD.

Les Métamorphoses 1858, Tome 1, Tyria Jacobaeae, Delcourt, 15,50 €

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