Un polar dans la plus pure tradition des années 40 et 50, noir à souhait avec un privé un brin sur le retour à la fin de la seconde guerre mondiale et qui peint. The Painted Crime et signé Stefano Martino’s (Les Chroniques d’Atlantide).Une affaire qui semble des plus faciles, retrouver le frère d’un camarade de combat mais qui va vite débouler dans un monde où la vie ne tient qu’à un fil. Peter Graham, condensé de ce qu’Hollywood a mis au monde comme privés désabusés a du soucis à se faire plus habitués aux adultères qu’aux mafieux.

Il peint Graham et son retour à L.A.à la fin de la guerre n’est pas une réussite. Quatre ans passé en Alsace pendant la guerre (bizarre car les Américains y sont arrivés fin 1944 ndlr). Son meilleur ami est Jonathan un journaliste. Il a vu mourir près de lui son copain Edward Brown qui lui a sauvé la vie et il cherche son frère qui aurait été vu au club le Blue Beat. Il a promis à Edward de lui remettre sa trompette. Entre deux filatures, des photos d’amours interdits, il essaye de rester sobre. Le club est fermé mais il y a Annabelle qui s’occupe des musiciens. Il lui montre une photo des deux frères, Edward et Clark qu’il cherche. Et qui a disparu avec une trompette de location. Clark aurait un copain Lenny Mancini roi des embrouilles. Aux studios Paramount il apprend que Lenny travaillait pour un grand producteur. Un cadavre est est la morgue et Anabelle identifie Mancini. Un accident ? Peter Graham contacte Jonathan car rien ne colle, jamais le cadavre n’aurait dû être retrouvé dans cette zone. Il va voir Annabelle qui a récupéré des photos. Peter est sûr qu’elle est avec Clark. Les choses se compliquent mais il veut savoir. Jonathan va lui trouver des infos. Et il y a dans la course le puissant Loomis qui aurait eu Clark comme chauffeur.

Tout se met en place petit à petit là aussi de façon classique pour ce genre de polars. Le suspense est bien mené. Avec des évènements très inattendus, surprenants. Le tout en noir et blanc (hormis les tableaux du privé) et des inclusions de textes pour la voix off de Graham qui aurait mérité une autre police de caractères. Graham ne va pas faire dans la dentelle et on bascule assez vite dans le tir aux pigeons. Un bon cadrage, dessin très satisfaisant, du polar comme on les aime sous la neige à L.A. Une filmographie sélective en fin d’album qui remet en tête des titres oubliés mais de qualité.
The Painted Crime, 88 pages, Glénat, 17,50 €

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