Féroce, des dents longues

Faut pas agacer un tigre, qui plus est russe. Une histoire qui mélange de nos jours trafic divers au fin fond de la taïga et nature en péril au nom de l’argent roi, la mafia russe bien sûr aux prises avec un vengeur aux dents longues. Féroce est signé au dessin par Alex Macho, au scénario réfrigéré par Gregorio Muro Harriet. On y ajoute la presse déchainée qui enquête et on a tous les ingrédients d’un thriller qui décoiffe, pas banal et bien mené.

Féroce

2019 dans la vallée de la Bikine, Extrême-Orient russe. On déforeste et pas que des arbres autorisés. Nikolay fait partie de la police environnementale et son fils Kostya travaille sur le chantier. Arrive dans le coin Sadine Köditz, et une équipe de tournage pour un film sur le tigre de l’Amour pour le compte du WWF. Nikolay et Victor inspecteurs du centre les reçoivent. Nikolay est un pisteur doué. Mais la mafia a le contrôle sur le coin malgré le documentaire signée par Sadine dix ans plus tôt. Son arrivée énerve le parrain du coin, Ovechkin qui va mandater Madame Meng pour éliminer le problème.

Taïga de sang

Il est riche en actions ce Féroce dont on sait que le tigre sera le héros, un chasseur rusé et qui n’a pas la mémoire courte dans des ambiances neigeuses, grises aussi et sans pitié. La tension est palpable mais le héros est audacieux dans la tempête. Du grand spectacle à haut débit, la mort rode silencieuse et les différents partis en présence vont tenter de survivre tout en réglant leurs comptes. Innovant et loin des terrains d’action habituels pour ce genre de thriller dont le dessin assure.

Féroce, Tome 1, Taïga de sang, Glénat, 14,95 €