Comics

Stand Still, le temps à l’arrêt

Lee Loughridge et Andrew Robinson au dessin signent un comics qui sort au moins au début de l’ordinaire. Stand Still est un thriller dont le héros Ryker Ruel est un sociopathe dépravé et lubrique. Il va mettre la main sur une trouvaille technologique qui le rend tout puissant. Même si son créateur va tout faire pour l’arrêter. Le dessin est à la hauteur dans un premier temps, on dira par contre que côté scénario sous forme de scènes courtes on se mélange un peu les pinceaux.

Un bar pour motards déjantés, le Murder City Devis, un client souriant à fume cigarettes Ruel et un barman façon ours. L’humour ça ne plait pas à tout le monde ni les chemises à fleur. leçon d’histoire, Marlon Brando, L’Equipée sauvage et ses moeurs. Viré mais capable de changer de place très vite sans qu’on puisse le voir. Le but de sa présence la vengeance et vu le nombre de cadavres qu’il laisse il était colère. Content les représailles ont été à la hauteur du crime. Colin Shaw a un soucis, Lara se barre. Il a été viré depuis trois ans et ne fais rien. Au Roxbury Diner, Ruel voudrait savoir ce que ne ferait pas la serveuse si elle pouvait arrêter le temps. Mauvaise réponse, disparition et liasse de billets dans son tablier pleins de sang. Vol au-dessus de l’Atlantique et un type qui agresse l’hôtesse. Le temps se fige et Ruel  met de l’ordre. Au Pentagone on s’inquiète car un dispositif secret a été volé. Le créateur c’est Colin Shaw. Ruel fait une balade au Pakistan. Shaw apprend la mort du directeur du projet Immobilité, Stand Still. Prêt mais jamais testé. Quant à Ruel il cherche un tueur pour le tuer mais il peut lui aussi abattre ses assaillants. Test grandeur nature.

Il fige le temps Ruel ce qui est pratique mais va lui valoir des ennuis XL. L’histoire est parfois déroutante. Un format à l’italienne et plein d’astuces, rebondissements mais sans qu’on soit vraiment convaincu. D’autant que le changement de dessinateur en cours de route par Alex Riegel n’est pas une réussite, voire moche à souhait et rend la lecture hasardeuse.

Stand Still, 224 pages, Delcourt, 25,95 €

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