Un pavé et des histoires courtes d’une rare noirceur, Tim Lane revisite les USA à différentes époques que ce soit pendant la Grande Dépression, la seconde guerre mondiale, la conquête de l’espace ou avec les gangs de motards. Des paumés le plus souvent ou des losers, des méchants sans pitié et des pauvres types, il n’y a pas de concession chez Tim Lane avec Les Solitaires. Une rapsodie en noir majeur qui brouille les pistes sans la moindre trace d’humour même décalé.
On accroche ou pas. Pas de juste milieu avec Tim Lane et dans le cas des Solitaires on se perd un peu dans un roman graphique qui ne dit pas tout. Rester indifférent est impossible. Le montage de Tim Lane, son dessin, ses changements de formats, de style sont par contre étonnants. Pour l’ensemble c’est un assemblage assez hétéroclite de culture US dont on se sent assez éloigné.
Les Solitaires, Delcourt, 29,95 €
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