Seule contre Hollywood, sacrifiée

Il aura fallu des dizaines d’années pour que soit reconnu cque les femmes, et dans ce cas les jeunes actrices pouvaient être soumises à des abus sexuels, viols compris restés impunis. Avec souvent la loi et les autorités qui fermaient plus ou moins les yeux. Seule contre Hollywood de Halim est basé sur une histoire vraie. Une jeune fille de 20 ans croyant aller à un casting de la MGM se retrouve dans une soirée où on ne va pas lui demander de déclamer une tirade d’un futur rôle même si les participants sont tous des pontes du 7e art de l’époque. Pour avoir eu le courage de parler, Patricia Douglas le payera toute sa vie. Edifiant avant l’affaire Weinstein 80 ans plus tard qui remettra les pendules à l’heure que ce soit aux Etats-Unis et en France qui n’a rien à envier dans le domaine.

16 septembre 1932, une jeune actrice se jette du haut d’une des lettres géantes qui forment le nom d’Hollywood. Patricia elle a été castée pour un rôle de cow-girl avec 120 autres filles. Un film sans titre, ni histoire. Bizarre mais sa mère lui dit qu’elle doit y aller. Surtout que c’est la MGM un des plus grands studios US qui est à la manoeuvre. 1937 convention de la MGM avec les commerciaux, les cadres, les partenaires à l’hôtel Roosevelt, 280 hommes. 7,50 dollars la soirée et on passe devant les lettres géantes où s’est suicidée Peg Entwistle en 1932. Pas de tournage une convention, la surprise est totale pour les jeunes filles. Alcool, agressions, Patricia cherche sa copine Ginger qui est avec Wally. Patricia se retrouve prise au piège dans les toilettes avec deux types et se fait violer. Deux filles son témoins et Patricia fuit éperdue à pied. Le lendemain elle se retrouve à l’hôpital. Mais on ne constate pas officiellement de trace d’agression. Patricia retourne à la MGM et porte plainte contre les studios.

Commence alors un chemin de croix car toutes les instances les plus hautes placées sont complices, voire pire, justice comprise. On tombe dans l’abject, la difficulté de trouver un avocat car affronter ceux de la MGM est suicidaire. On va proposer à Patricia d’enterrer l’affaire contre de l’argent et sa mère va commettre une erreur. Maître Mannix accepte la défense. On va suivre jour après jour où tous les coups, les plus méprisables sont permis dont la subornation de témoins. Patricia est seule, victime mais trainée dans la boue., sacrifiée. Menaces, la suite il faut la lire avec émotion et tristesse dans l’album de Halim au dessin puissant, éloquent. Patricia ira jusqu’au bout et à quel prix. Ecrasant et nécessaire.

Seule contre Hollywood, Steinkis, 20 €

 

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