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L’Homme qui n’aimait pas les armes à feu T4, la fin justifie les moyens

Épilogue à la longue et fougueuse balade de L’Homme qui n’aimait pas les armes à feu. Un tome 4 qui va encore permettre à tous les protagonistes de tenter de se piquer mutuellement les fameuses lettres de Madison qui pourraient casser le second amendement de la constitution autorisant tous les Yankees à se balader armés. Wilfrid Lupano a concocté un final en feu d’artifice, ou de peloton au choix, assez moral en fait. Il faut en garder tout le suspense. Paul Salomone apporte l’efficacité enjouée de son coup de crayon aussi précis qu’un 45 de chez Colt. Le dessinateur sera en dédicace au prochain BD Plage à Sète le 26 août prochain.

Direction Washington pour le petit monde qui court après les dangereuses missives de Madison. Tout se décide dans cette ville dont les puissants on fait leur QG en particulier la toute récente NRA, national rifle association, qui produit la plupart des armes que s’arrachent en toute légalité les Américains. La Bourse est désormais équipé de lignes télégraphiques et de données en temps réel. Jack et ses copines navajos dont la petite Lucille vont tenter d’échanger les lettres contre l’assurance que le gouvernement ne volera pas les terres des réserves navajos comme il le fait avec les autres tribus indiennes. Margot va jouer le tout pour le tout mais Knut la retrouve avec sa balle dans la tête. Pas content le garçon. Byron se réfugie chez son copain Alexander qui va le présenter aux marchands d’armes. Le dernier acte peut commencer.

Un scénario assez comédie de boulevard mais en un peu plus sanglant, quiproquos, sentiments, morale à peu près sauve. Lupano a de l’humour et en fait, hormis quelques dégâts collatéraux, on est ravi par ce final très rapide aux multiples surprises. L’Homme qui n’aimait pas les armes à feu est une bonne série, joyeuse et innovante par le thème, western décalé à l’aube du XXe siècle sur fond d’histoire US et qui a un petit ton très actuel. La NRA est arrivée au pouvoir avec Trump. Dommage que quelques lettres de Madison ne traine pas vraiment. Le gardois Paul Salomone est parfait au dessin.

L’Homme qui n’aimait pas les armes à feu, Tome 4, La loi du plus fort, Delcourt, 15,50 €

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