On avait déjà eu Anne Bonny par Franck Bonnet historien chez Glénat, la louve des Caraïbes. Au cinéma il y a eu La Flibustière des Antilles. Les femmes pirates, Bonny ou Mary Read, cas d’espèces dans un monde macho et de marins superstitieux (une femme à bord portait malheur) ont toujours enflammé l’imagination. Il y en a eu en fait depuis l’Antiquité. On revient une fois de plus sur cette figure mythique qu’est Anne Bonny dont c’est la dernière nuit qu’a mis en scène Claire Richard au scénario et Alvaro Ramirez en images. Pas une sainte la Bonny mais aux circonstances atténuantes. Ses dernières heures (bon pitch scénaristique) elle va les passer à raconter sa vie à Apolline meilleure fille du bordel qui appartient à Bonny. Comme quoi la piraterie et la flibuste menaient à tout l’âge aidant. C’est son podcast d’Arte Radio que Claire Richard avec Ramirez ont adapté avec brio et on se passionne pour cette Anne si atypique.
Traversée mémorable, une plantation, l’esclavage, un tempérament de feu et premier contact avec la piraterie, à Charlerston, Barbe-Noire qui y débarque. La suite c’est plus qu’un roman encore que le drame est toujours de la fête. Anne Bonny montera à l’abordage et ne fait pas de pitié. La rencontre avec Mary Read, Jack, un trio infernal et puis la fin. Avec quoiqu’il en soit, vérité ou pas, une certaine émotion pour une femme qui certes n’était pas une sainte mais sera allé au bout de son destin et de sa légende.
La dernière nuit d’Anne Bonny, Éditions Le Lombard, 22,50 €
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