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Ni Terre ni mer T2, thriller marin en huis-clos

Un phare et une poignée de naufragés, deux gardiens un brin louche, dans le tome 2 de Ni Terre ni mer, le côté Dix Petits Nègres d’Agatha Christie s’amplifie. Mais avec des rebondissements assez originaux qui accélèrent le rythme et augmentent le suspense. On se souvient que c’est le réalisateur de Taken 3 Olivier Megaton et Sylvain Ricard à qui l’on doit le remarquable Stalingrad Khronika et le scénario de ce diptyque au côté très cinématographique. Au dessin c’est Nicola Genzianella dont on aime bien le trait réaliste appuyé pour au total une histoire en huis-clos dont le dénouement et les explications des évènement sont quand même tirés par les cheveux.

Les cadavres s’accumulent. De la joyeuse bande au moins en apparence qui s’est échouée avec un voilier, en pleine tempête sur le phare, il ne reste que Alex, Thomas et Ève. Avec les deux gardiens de plus en plus impénétrables. Les jeunes gens ont vécu un drame avec leur copain Jan. Est-ce-que c’est lui qui se venge mais comment puisqu’il est mort ? Que fait aussi une salle d’opération dans les sous-sols du phare ? Thomas tente de tuer Alex qui l’a poussé à bout et qui conserve le disque sur lequel il y a peut-être la solution du mystère. Hasard ou pas que leur bateau se soit échoué sur le phare ? Et pourquoi avec les filles se sont-ils embarqués dans cette aventure sur une mer déchaînée ? Un curieux message avec une carte les y a forcée. Alex passe un deal avec un des gardiens, Serge. Mais l’autre, Pierre, leur avoue que le phare avait servi de laboratoire aux nazis pendant la guerre.

Un mélange assez typique de caractères avec Alex, prétentieux prêt à tout et des victimes pour certaines dépressives qui cachent un assassin. Il y a aussi ce laboratoire et quelques autres surprises du même acabit qui au total force la dose de la crédibilité du scénario. Reste qu’on a vu pire et que le mécanisme fonctionne. Tout s’accélère. On n’en dira pas plus car sinon cela nuirait à ce diptyque très thriller dont le tome 2 donne la ou les clés du drame.

Ni Terre ni mer, Tome 2, Dupuis, 14,50 €

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