Un cas d’espèce le Jean-Marc Marque, pour orienter, conseiller les plus désespérants patients. Certes dans Avenirs en solde, Nicolas Poupon, son créateur au scénario et dessin réunis, ne le gâte pas. A suivre les nains de Blanche-Neige, un écraseur de bébé. On passe sur un Jeannot lapin qui chante Goya, Chantal évidemment. Dans son bureau Jean-Marc marque des points. Rigolo, non ? On rit sans détour à ce festival d’humour noir, déjanté, glauque et méchant. Poupon tire à vue sur nos travers, nos malaises, notre société complètement à la renverse. Avec grand art.
Du déluré, non sens, impitoyable, Poupon a une vision très particulière d’un avenir meilleur. Le retour des Sept mercenaires c’est un bijou drôlatique à souhait. Le réfugié et son canard bouée, on n’en dira pas plus. En avant toujours. Un dessin qui coule de source, un Marque qui marque mal. Un bonheur dans l’horreur.
Avenirs en solde, Delcourt, 17,95 €
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