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Cadres Noirs Tome 2, coup bien monté

Plus futé qu’il n’y parait Alain Delambre qui se la joue à plein tubes dans un simulation de prises d’otages, en fait un entretien d’embauche, ou mieux une sélection impitoyable pour trouver le bon tueur de plan social. Dans ce tome 2 du triptyque Cadres Noirs adapté de Pierre Lemaître par Pascal Bertho au scénario (il a déjà adapté Brigade Verhoeven avec Corboz) et Giuseppe Liotti au dessin (Les Fiancées du califat), on va en savoir beaucoup plus, du tordu mais qui pourrait déchainer des représailles. Plus qu’un thriller ou qu’un polar Lemaître avait concocté comme il sait si bien le faire une chronique sociale où l’on pousse un brave type dans ses retranchements. Sauf qu’il ne faut pas réveiller l’eau qui dort.

Il est en prison Delambre et sa prise d’otages fait la Une. Il a dénoncé ces cadres noirs qui embauchés par de grosses entreprises planifient les licenciements. Delambre s’est fait des copains en prison. Son livre va bientôt sortir. Il a comme avocate Lucie sa fille. Les journalistes l’assaille comme sa mère, Nicole qui est agressée par des hommes dont Fontana dans un parking qui prennent une photo d’elle. Mais quelques mois plus tôt Delambre avait commencé à mettre un plan en marche avec des copains. Prise d’otages, piratage du net et vol de fonds, il allait y avoir du boulot. En prison, on exige que Delambre les 10 millions qu’il a piqué mais il contre-attaque. Lucie prépare avec lui sa défense et le directeur de la société mise en cause commence à comprendre qu’il vaudrait mieux que son âme damnée, Fontana, n’aille pas trop loin. Il va falloir remonter vers les copains anonymes de Delambre qui l’ont aidé pour faite on cinéma et le coup.

La tension monte et c’est le méchant en titre mais aussi un justicier qui tient les rênes. Le mécanisme est pointu, machiavélique. Rien n’est laissé au hasard. On se mélange un peu par contre dans les flashbacks. L’intrigue est riche et on va aussi passer devant le tribunal pour décrypter la prise d’otage. Mais rien n’est facile ni simple dans cette affaire aussi très politique. Deux lectures c’est vrai surtout aujourd’hui.

Cadres Noirs, Tome 2, Pendant, Rue de Sèvres, 16 €

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