C’est de moins en moins calme au Vukland où se joue l’avenir de cet archipel imaginaire situé au large du Groenland. Il y a les Kiviks, un peuple autochtone indépendantiste qui ne veut pas se laisser déposséder de sa culture par le régime en place Vulko. Le détonateur a été un barrage imaginé par le pouvoir sur des terres kiviks. Run, héros du récit et Jo sont liés par une pierre magique. Dans ce tome 4 de No War, ce sont eux qui vont de découvertes en révélations. Anthony Pastor mène son récit en amplifiant la violence et le débat politique souligné par un trait réaliste, noir et brutal.
Pastor ne néglige aucun détail, alourdit volontairement l’intrigue, la rend de plus en plus complexe avec le risque d’un décrochage possible. Les rapports de force sont multiples, s’imbriquent ou pas. Tout ceci devient difficile à suivre. On y ajoute la part fantastique au politique. Il reste deux albums pour conclure. C’est osé.
No War, Tome 4, Casterman, 15 €
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