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L’Homme qui pouvait accomplir des miracles, le lecteur en danger

Dès qu’on voit un José Luis Munuera se glisser dans la très importante pile des nouveautés, on ne peut s’empêcher de se précipiter. Munuera après Un Chant de Noël de Dickens et Peter Pan de Kensington d’après Barrie continue à s’inspirer de la littérature anglaise. Cette fois c’est au tour de H.G. Wells de se glisser sous ses pinceau avec L’Homme qui pouvait accomplir des miracles, conte un soupçon fantastique et édifiant dans lequel un brave type se découvre un pouvoir des plus pratiques mais qui n’est pas peut-être la clé du bonheur. Conte donc moral aussi que Munuera utilise pour jouer à la fois avec nos nerfs et nos envies refoulées. Le trait est toujours aussi sublime mais on ne peut ne pas penser à des influences de Mary Poppins ou des 101 Dalmatiens.

Des miracles à Immering, on est au pub Le Long Dragon. Fotheringay ne croit pas aux miracles contraires aux lois de la nature. Et il le prouve, ordonne à la lampe à pétrole au plafond de se renverser et continuer à brûler. Ce qui se passe et alerte l’agent Winch. Alors miracle que tous soient c-vivant où que la lampe ait obéi ? Embarqué Fotheringay sommé de rentrer chez lui. Sur le chemin il accomplit encore deux miracles. Chez lui tout lui réussit, il se déshabille sur ordre se retrouve en chemise de nuit. Petit déjeuner et oeufs à volonté., classement au travail en un clin d’oeil. Mais il n’a pas une imagination débordante Fotheringay. Il sec retrouve dans la rue face à l’agent qu’il finit par vraiment envoyer au diable et a des remords. Il doit demander conseil. Mais à qui ? Une médium peut-être qui se révèle être une belle brune en robe transparente. Il matérialise un ectoplasme pas pris au sérieux par la dame. Un médecin doit pouvoir le comprendre.

Une comédie en tout point et très british ce que Munuera confirme par le dessin. Sauf que Fotheringay a des souvenirs d’enfance qui pourraient bien expliquer les choses. Ce qui va être le cas. On oublie de dire que le lecteur doit mourir page 61 alors attention, à lire avec précaution. Il finira par faite très fort Fotheringay avec cet humour très british sur ces décors extraits des des gravures du peintre franco anglais Amédée Forestier. On est conquis à plus d’un titre avec un titre de Wells qui change de genre.

L’Homme qui pouvait accomplir des miracles, 72 pages, Dargaud, 17,95 €

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